Victime du Brexit, la compagnie aérienne Flybmi cesse son activité

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Flybmi a transporté 522 000 passagers l'an dernier.

Le Brexit a fait une de ses premières victimes. La compagnie aérienne britannique Flybmi cesse son activité en raison des incertitudes économiques qui pèsent sur le divorce entre Londres et Bruxelles.

Les actionnaires de Flybmi ne sont plus en mesure de continuer à financer le développement de la compagnie aérienne, déplore l’entreprise dans un communiqué. Plus de 45 millions d’euros ont pourtant été mis sur la table par les investisseurs pour assurer le développement de la compagnie aérienne ces six dernières années. Mais le Brexit a eu raison de cette aventure. La maison-mère de Flybmi, British Midland Regional Limited, a donc décidé d’arrêter les frais et annoncé la fin des activités de l’entreprise. Les vols sont donc annulés avec effet immédiat, laissant les passagers se débrouiller pour obtenir des vols alternatifs ou le remboursement de leurs billets…

Les clients laissés seuls

Fort d’une flotte de 17 appareils, Flybmi avait transporté 522 000 passagers l’an dernier au sein de 29 000 vols. La compagnie aérienne, qui employait 376 personnes, opérait dans 25 villes européennes depuis plusieurs aéroports outre Manche (dont Bristol et Newscastle) et en Europe (Francfort, Milan, Paris Charles-de-Gaulle…). British Midland Regional Limited explique que les incertitudes liées au Brexit sont responsables de la mort de la compagnie. Elle n’était pas en mesure d’assurer les vols sur le continent européen passé le 29 mars, jour du divorce effectif entre le Royaume-Uni et l’UE.

Divorce sans accord

Flybmi a également été touchée par la hausse des prix du carburant de ces derniers mois. Cette défaillance pourrait n’être que la première d’une longue série pour les entreprises fragiles qui ont le continent européen comme principal client. La probabilité d’une sortie sans accord, donc sans période de transition, est de plus en plus élevée au fur et à mesure que Londres s’approche de la date fatidique sans parvenir à s’entendre sur le vote du texte de Theresa May.


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