Vin biologique : un marché en plein essor et un bassin pour l'emploi, plus que le secteur traditionnel !

50 %
La filière du vin bio nécessite 50 % de main d'oeuvre de plus que
celle traditionnelle.

Voici une étude qui va faire parler d'elle en cette fin de quinquennat plutôt terne sur le plan de l'emploi. Selon l'INRA/Sup Agro pour l'association SudVinBio, le marché de la viticulture biologique emploierait 50% de personnes de plus qu'un domaine de viticulture traditionnel et cela pour une même quantité de production. Avec déjà 60'000 postes dans le secteur du vin bio pour seulement 5% des exploitations viticoles françaises, la viticulture raisonnée sera-t-elle une mine d'or pour l'avenir sur le terrain de l'emploi ?

L'étude, relayée par LeParisien.fr dans cet article puis repris par le journal Médiapart apporte une lueur d'espoir et surtout un avenir radieux pour un secteur de notre agriculture française dans le mal être depuis plusieurs années. En effet, sur tous les plans, que ce soit en termes de nombre d'exploitations, de besoin humain pour sa production ou bien de qualité gustative, le vin bio semble être un marché sans la moindre faille.

Une explosion du nombre d'exploitations certifiées bio dans le domaine viticole depuis 15 ans !

Alors que l'on dénombrait un peu plus de 1100 exploitations certifiées bio dans le domaine du vin en 2001, ce chiffre a été multiplié par 4,6 depuis pour annoncer plus de 5200 exploitations en 2016, soit une croissance unique et incroyablement rapide qui confère à la culture du vin bio un statut singulier dans tout le domaine agricole.

Dans un article du Monde.fr daté de 2014, le journal affirmait que le volume de production de la viticulture bio avait triplé entre 2010 et 2014, il est inutile de rappeler que ce secteur connait une croissance sans précédent, mais pourrait créer encore bien plus d'emplois que l'on ne veut bien le croire.

évolutions de la viticulture biologique entre 2001 et 2016

Graphique représentant l'évolution de la viticulture bio entre 2001 et 2016, via un blog LeMonde.fr | Source originaire : Agence Bio

La viticulture bio recherche des profils qualifiés et à un besoin de main-d'oeuvre 50% plus élevé que dans le domaine traditionnel

Toujours selon l'étude réalisée conjointement par Sup Agro et l'INRA de Montpellier, l'agriculture biologique dans le vin, moins mécanisés que son homologue traditionnelle à des besoins plus importants de main-d'oeuvre, et génère donc beaucoup plus d'emplois. Là où un domaine viticole demande 1,2 personne dans la filière traditionnelle, ce chiffre se porte à 1,8 personne pour un domaine certifié biologique, soit un volume supérieur de 50% en faveur de l'agriculture bio. 

De plus, les profils recherchés ne se concentrent pas uniquement autour des saisonniers pendant la période des vendanges, mais demandent des compétences parfois très qualifiées autour du secteur de l'oenologie. Les professionnels indiquent par ailleurs que les formations actuellement proposées par les écoles agricoles sont très peu tournées vers le biologique et la main-d'oeuvre qualifiée manque cruellement...

Alors, le secteur du vin bio va-t-il permettre à la courbe du chômage de s'inverser ? Certainement pas à elle seule, mais elle pourrait toutefois y contribuer, et cela sur plusieurs dizaines d'années tout en permettant aux consommateurs de boire moins de sulfites et plus de bonne fermentation de nos raisins français.


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