Viticulture : la France renonce à 40 millions d'euros de la PAC

280,5
Chaque année, la PAC verse 280,5 millions d'euros à destination des
viticoles français.

Le syndicat majoritaire chez les agriculteurs a annoncé que la France devrait renoncer à 30 à 40 millions d’euros des aides PAC.

Des entreprises non payées

Sur les 280,5 millions d’euros d’aides de la politique agricole commune (PAC), la France pourrait renvoyer 30 à 40 millions d’euros à Bruxelles. En cause selon la FNSEA, un « problème de gestion » de la part de l’organisme FranceAgriMer. Le syndicat demande à l’organisme de payer avant le 15 octobre toutes les demandes reçues avant la fin du mois de juillet 2019. Selon eux, « France AgriMer a payé 50% des dossiers et pas 100% ». Certaines entreprises ne seraient même pas payées « depuis 2013 ».

Ces aides sont destinées à replanter des vignes adaptées à l’évolution des marchés ou encore réaliser des actions de promotions à l’exportation hors de l’Union européenne. Mais le président de la commission viticole du syndicat FNSEA, Jérôme Despey, a annoncé que « pour la première fois, nous n’allons pas décaisser l’intégralité de l’enveloppe ».

Une enveloppe totale de 280,5 millions d’euros

L’enveloppe annuelle de 280,5 millions d’euros adressée à la France permet de dégager 100,5 millions pour la restructuration des vignobles, 90 millions pour les investissements, 50 millions d’euros pour la promotion vers les pays hors de l’Union européenne et 40 millions pour les prestations viniques.

Les 30 à 40 millions d’euros renvoyés à leurs expéditeurs concerneraient principalement la promotion (entre 10 et 20 millions d’euros), les investissements (environ 10 millions d’euros) et la restructuration (environ 10 millions d’euros). Dans le même temps, Jérôme Despey réclame une mission d'audit externe de la gestion de ces aides par FranceAgriMer.


A découvrir