Roulez pas cher, roulez Dacia !!

25108 EUROS
Une voiture neuve coûte, en moyenne, 25 108 euros en France.

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler des résultats de la primaire de la gauche, ni du « Pénélope gate », mais d’un sujet plus léger. Celui de ma voiture.

Dacia est la marque « low cost », c’est-à-dire à bas coûts en bon français, du groupe Renault.

La semaine dernière, le magazine L’Argus sortait son palmarès des voitures les moins coûteuses au « PRK », qui est le prix de revient kilométrique de votre auto.

Quelques-uns de nos camarades impertinents se sont souvenus que je disais avoir une Dacia, ce qui est vrai. J’ai opté à titre personnel pour la « papa-mobile » de chez Dacia, à savoir le Lodgy en version 7 places et, accrochez-vous, nous nous sommes même offerts la finition « prestige » avec air conditionné (c’est moins bien que la clim), les vitres électriques, la direction assistée (si si, je vous assure) et… le GPS (qui n’est plus à jour depuis 3 ans, vu que chaque mise à jour est facturée, alors qu’une bonne vieille carte papier reste gratuite, j’ai des restes de « radinisme » aigu tout de même, et je n’arrive pas à faire certaines dépenses qui ont le don d’exaspérer ma tendre moitié).

Autant dire que pour 17 000 euros neuf, vous en avez largement pour votre argent et évidemment, bien que le Lodgy ne soit pas aussi économe que la « petite » Sandero, il est le seul monospace à se classer dans les 30 voitures les moins chères et évidemment la seule de… 7 places !

Dacia, 0 tracas, 0 blabla !

Dacia, c’est la voiture anti-ego. Personne ne vous remarque et vous êtes à l’abri du « car-jacking » ! Bref, discrétion absolue, sobriété, une fiabilité à toute épreuve ou presque, et de vous à moi… quelle sérénité !

Le passage au garage ne vous fait ni chaud ni froid. Changer les « peuneux » ? Ce n’est pas un stress ! À 90 € la roue Michelin, on s’en remet… Pas comme sur une BMW ou une Merco (qui sont de forts belles autos, avouons-le).

Alors oui, ma fidèle Dacia de 7 places fait le « job », le boulot (pour nos camarades lecteurs qui relèvent gentiment et malicieusement toutes mes expressions anglaises). Elle fait le boulot en transportant des groupes de crapules pour le foot et tout crottés, elle fait le job pour nous emmener travailler, ou nous faire traverser l’Europe pour les vacances avec son coffre gigantesque de 700 dm3 !

Elle démarre et ne tombe pas en panne, et vous l’avez compris, elle ne ruine pas les familles.

L’absence de besoins et de charges sont la base de l’autonomie financière.

Si la dette peut être un effet de levier pour constituer un patrimoine en finançant l’achat d’actifs comme un rachat d’entreprise, de murs de boutiques ou encore d’immobilier, encore faut-il savoir raison garder, ce qui est certain c’est que moins vous êtes endettés, plus vous êtes libres.

Moins vous avez de besoins, notamment le besoin de « paraître », plus vous êtes libres.

Moins vous avez d’ego matérialisé par les choses, et plus vous êtes libres.

Moins vous avez de charges fixes, et plus vous êtes libres mes amis.

Plus vous avez d’épargne et plus vous êtes autonomes, plus vous pouvez faire face aux imprévus de façon sereine. Vous pouvez vous retourner en cas de coup dur.

Alors certes, l’épargne peut sembler un luxe pour beaucoup. C’est vrai. Mais pour beaucoup d’autres, l’épargne est aussi le fruit d’un effort de plusieurs décennies de mode de vie plus « modeste » visant justement à atteindre la « sérénité financière ».

Dans une stratégie de simplicité, évidemment, les Dacia sont tout simplement les meilleurs véhicules à l’heure actuelle. Ne vous en privez donc pas !!

Sachez qu’après le logement, le premier poste de dépenses des ménages c’est évidemment la voiture. À 500 euros par mois de coût (achat, leasing, entretien, carburant et… amendes), par an, c’est au minimum 6 000 euros. 60 000 euros tous les 10 ans. Sur 50 ans, votre budget « bagnole » se compte en centaines de milliers d’euros ! C’est tout simplement énorme.

Rouler pas cher c’est évidemment l’un des premiers leviers d’économies possible. Je vous laisse enfin imaginer quand il faut en plus deux ou trois voitures dans une famille (ce qui est encore plus le cas en province). La voiture devient une aliénation financière, comme toutes les dépenses contraintes. À nous de desserrer l’étau.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Article écrit par Charles Sannat pour Insolentiae


Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.