Voitures d'occasion : transactions 100 % en ligne à partir du 6 novembre

5,6 MILLIONS
5,6 millions de voitures d'occasion ont changé de propriétaire en
France en 2016.

Conséquence directe de la politique de simplification administrative, les préfectures ne delivrent plus de carte grise à compter du 6 novembre 2017 : tout doit désormais se faire intégralement en ligne.

Cela faisait plusieurs années déjà que le mouvement de dématérialisation des cartes grises et autres documents administratifs se réalisait. Il était ainsi possible depuis 2013 de changer l'adresse figurant sur sa carte grise sans avoir à se déplacer en préfecture, en déclarant simplement la nouvelle adresse sur le site de l'ANTS, l'agence nationale des titres sécurisés, en joignant un justificatif du nouveau domicile. 


Désormais, c'est la carte grise elle-même, dans le cas d'une mutation de propriétaire, qui doit être demandée en ligne, à compter du 6 novembre 2017. Les préfectures et sous-préfectures qui disposaient encore d'un service administratif dédié (sachant que plusieurs d'entre elles ont déja fermé ce service au cours des derniers mois, n'assurant plus que les demandes effectuées par courrier), cesseront cette activité.

Carte grise : tout se fait désormais en ligne, sur le site de l'ANTS

Pour obtenir une carte grise après achat d'une voiture d'occasion (sachant que les vendeurs de véhicules neufs s'occupent toujours de cette démarche pour le compte du client), il faut donc désormais aussi passer par le site de l'ANTS. Les documents demandés jusqu'ici au guichet, ou avec le dossier envoyé par la Poste, doivent être préalablement numérisés, pour pouvoir être envoyés via la site à l'agence, avec la demande de carte grise, le paiement des taxes d'immatriculation étant à effectuer en ligne par CB, ou encore, par virement ou par chèque, ce qui retarde alors la démarche d'autant. Lors de nos essais, quelques semaines avant la bascule complète du service de délivrance de carte grise en ligne, nous avons eu du mal à voir nos démarches "test" aboutir, confrontés à plusieurs erreurs du site Internet. Des difficultés qui, selon le service de communciation de l'agence, n'étaient que passagères. Espérons-le..

Il est en tout cas désormais patent que l'achat d'un véhicule d'occasion peut désormais se faire intégralement en ligne, nonobstant bien sûr l'essai du véhicule. Les annonces de ventes de voitures d'occasion ont quasiment intégralement basculé sur Internet, quand les petites annonces dans la presse spécialisée ou gratuite étaient encore la référence il n'y a pas cinq ans. Demeure encore le problème du paiement, jugé comme anxiogène par une majorité de vendeurs.. comme d'acheteurs ! Le chèque de banque a vu se réputation écornée par plusieurs affaires de vrais faux chèques de banque rejetés par l'établissement du vendeur après plusieurs semaines, le laissant quasiment sans recours contre l'acheteur, qui disparait bien évidemment de la circulation, quand il s'agit d'une escroquerie. Quant aux transactions en espéces, elles ne représentent qu'une petite partie des ventes, pour des véhicules de faible valeur, moins de 1500 euros en moyenne.

Voiture d'occasion : le paiement aussi peut se faire intégralement en ligne

Heureusement, des services d'intermédiation entre l'acheteur et le vendeur, comme celui de la start-up Depopass, devenue depuis peu filiale de la BPCE, permettent de sécuriser la transaction, mais aussi de dématérialiser le transfert d'argent. Il suffit en effet à l'acheteur de transférer à Depopass le montant convenu avec le vendeur, en procédant à un simple virement. La somme est alors placée sur un compte sous séquestre géré par Depopass. Le jour de la vente, si acheteur et vendeur se sont mis d'accord, un code d'authentification remis au nouveau propriétaire du véhicule à l'ancien permet de débloquer la somme, et de l'affecter immédiatement au crédit du vendeur. Le tout ne coûte que 29 euros, et n'exige pas de demander à son banquier de préparer un chèque de banque, qu'il faut ensuite aller chercher, service qui peut parfois être facturé jusqu'à 30 ou 40 euros par certains réseaux bancaires. 

Si ce dernier service se démocratise, l'achat ou la vente d'une voiture d'occasion pourra  alors se faire entiérement en ligne, sachant que certaines transactions, notamment lorsque l'acheteur et le vendeur sont distants de plusieurs centaines de kilométres, se concluent déja ainsi, quand les photos et le descriptif inspirent suffisamment confiance à l'acheteur... 


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).