Après Camaïeu, de fortes craintes pour Go Sport

Bien que le propriétaire de Go Sport s’en défende, l’enseigne spécialisée dans les articles sportifs serait en grande difficulté. La justice s’intéresse au cas de l’entreprise qui pourrait basculer dans la cessation de paiement.

Par Olivier Sancerre Publié le 19 décembre 2022 à 16h04
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1 EUROGo Sport a été racheté par HPB l'an dernier pour 1 euro symbolique.

Alerte sur Go Sport. La chaîne de magasins spécialisée dans les articles sportifs pourrait en effet subir le même sort que Camaïeu, autre propriété du groupe Hermione, People and Brands (HPB), filiale distribution de la Financière immobilière bordelaise (FIB). Le tribunal de commerce de Grenoble a pris en main le dossier, suite à la procédure de droit d'alerte économique initiée par les syndicats de l'entreprise et le comité social et économique. Les commissaires aux comptes ont tout simplement refusé de valider les données financières de l'enseigne, ce qui fait craindre une cessation de paiement imminente.

Go Sport dans la tourmente

La direction de l'entreprise l'assure pourtant, il n'est pas question de parler de cessation de paiement. En revanche, HPB a bel et bien émis le souhait de solliciter l'ouverture d'une procédure de conciliation, ce qui lui permettrait de négocier en toute confidentialité avec les créanciers du groupe. Les syndicats veulent de leur côté qu'un administrateur judiciaire soit nommé. La décision de la justice sera connue le 27 décembre. « Go Sport a honoré plus de 70 millions d'euros de charges exceptionnelles », tente de rassurer la direction, et ces charges « ne pèseront plus en 2023, ce qui permettra de retrouver des capacités d'investissement et un retour au bénéfice après des années de perte ».

Le groupe HPB au cœur de la tourmente

Les parallèles à tracer entre Go Sport et Camaïeu sont évidents à tracer : les deux enseignes appartiennent en effet à HPB, qui a racheté le distributeur sportif l'an dernier pour 1 euro symbolique. Camaïeu a fini par fermer les portes de ses magasins il y a quelques mois. « Aucun amalgame ne doit être fait entre Camaieu et Go Sport », se défend pourtant HPB, pour qui ce dernier est « une entreprise saine ». Il revient désormais à la justice de le décider. Go Sport emploie plus de 2.000 personnes.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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