La CNIL s’intéresse de près aux caméras de surveillance intelligentes des JO de 2024

À un peu plus d’un an du début des JO 2024, la CNIL s’intéresse de très près aux caméras de surveillance intelligentes mises en place lors de l’événement. Elle souhaite éviter de potentielles dérives.

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Par Cédric Bonnefoy Modifié le 21 mars 2023 à 16h19
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8,8 MILLIARDS €Le budget des JO 2024 de Paris est de 8,8 milliards d'euros.

Une mission prioritaire pour la CNIL

La Commission Nationale de l’Information et des Libertés se penche sur le cas des caméras de surveillance de dernière génération en vigueur lors des prochains JO de Paris. En effet, dans un communiqué, elle annonce qu’il s’agit d’une mission prioritaire pour cette année. Ainsi, plusieurs actions sont mises en œuvre pour éviter les dérives. D’une part, des contrôles mais surtout un accompagnement des acteurs privés et publics. La CNIL entend vérifier le respect du cadre prévu par la loi concernant l’utilisation de ces caméras intelligentes.

Habituellement, la commission effectue ce genre de mission suite à des plaintes, des vols de données ou encore lors de faits d’actualités d’importance majeure. Les Jeux Olympiques de Paris 2024 méritent bien un changement de méthode pour éviter les dérives pendant l’événement et des poursuites après.

Des caméras qui utilisent l’intelligence artificielle

Si la CNIL tient à procéder à ce contrôle, c’est qu’elle s’inquiète de l’émergence de cette nouvelle technologie. Du moins, des dérives qui pourraient avoir lieu. En effet, ces modèles embarquent une intelligence artificielle. Cette dernière, détecte les mouvements de foule anormaux ou encore des comportements suspects. Le dispositif ne permet pas d’identifier les suspects mais de comprendre le déroulé d’une situation. Ainsi, les décisions sont prises avec un maximum d’informations. Premier test dès cette année lors de la Coupe du Monde de rugby 2023 qui se tient en France.

Pendant les JO de Paris, ces caméras se trouveront partout dans les lieux de compétitions et aux abords. En revanche, le Sénat et la CNIL refusent l’installation de dispositifs avec de la reconnaissance faciale. Le sujet ne fait pas encore consensus. Par conséquent, elles ne seront pas présentes pendant l’événement sportif.

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Cédric Bonnefoy est journaliste en local à la radio. À côté, il collabore depuis 2022 avec Économie Matin.

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