L’augmentation de la CSG sur les PER change la donne pour l’épargne retraite. Longtemps perçus comme relativement protégés, les PER basculent dans une fiscalité plus lourde dès 2026.
Épargne retraite : le PER rattrapé par la hausse de la CSG

Adoptée définitivement à la mi-décembre 2025 dans la loi de financement de la Sécurité sociale, la réforme entre en vigueur le 1er janvier 2026. Elle prévoit une hausse de la CSG appliquée aux revenus du capital, dont ceux issus du PER.
PER et hausse de la CSG : une fiscalité alourdie pour l’épargne retraite
La hausse de la CSG constitue un choc pour les détenteurs de PER, car elle s’applique sans distinction. Désormais, qu’il soit bancaire ou assurantiel, chaque PER subit la même augmentation de cotisation sociale, selon la Direction générale des finances publiques. « Tous les PER sont concernés par la hausse de la CSG, qu’ils soient assurantiels ou bancaires », a confirmé l’administration fiscale, selon Notre Temps. Ainsi, malgré les débats initiaux, aucune exception n’a été retenue pour l’épargne retraite.
Concrètement, la CSG sur les revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 %. Par conséquent, le taux global des prélèvements sociaux grimpe de 17,2 % à 18,6 % sur les gains des PER, selon les informations publiées par PER.fr. De plus, cette hausse entraîne mécaniquement une augmentation de la flat tax, qui atteint désormais 31,4 %, toujours selon la même source. Autrement dit, chaque euro de rendement du PER est davantage taxé, ce qui réduit le gain net pour l’épargnant.
Hausse de la fiscalité des PER : quel impact sur les épargnants ?
Cette augmentation de taxe pèse directement sur la performance du PER, surtout à long terme. En effet, même si la hausse peut sembler limitée en apparence, l’accumulation sur plusieurs années modifie sensiblement le rendement final. D’après Notre Temps, cette évolution fiscale touche tous les profils, sans distinction d’âge ou de niveau d’épargne, et concerne aussi bien les PER individuels que collectifs. Ainsi, la retraite préparée via un PER devient progressivement plus coûteuse.
Par ailleurs, cette hausse de cotisation intervient dans un contexte déjà tendu pour l’épargne. Alors que les ménages font face à l’inflation et à la hausse des prélèvements, la fiscalité du PER perd en lisibilité. La mesure découle directement de l’article 12 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, qui vise à accroître les recettes sociales.
PER et fiscalité : un signal négatif pour la retraite à long terme
L’augmentation de la CSG envoie un message contradictoire aux détenteurs de PER. D’un côté, l’État encourage l’épargne retraite pour compenser les tensions sur le système de pensions. De l’autre, il alourdit la fiscalité de ce même produit. Selon PER.fr, la hausse représente 1,4 point de prélèvements sociaux supplémentaires à partir de 2026, ce qui n’est pas neutre pour un placement de long terme. Dès lors, la fiscalité devient un paramètre central dans l’arbitrage des épargnants.
Enfin, cette réforme renforce le sentiment d’instabilité fiscale autour du PER. Beaucoup d’épargnants pensaient ce produit relativement protégé, notamment en comparaison avec d’autres formes d’épargne retraite. Or, la hausse de la CSG démontre que le PER reste exposé aux ajustements budgétaires. Pour préparer la retraite, les ménages doivent désormais intégrer cette nouvelle taxe dans leurs projections, au risque de revoir leurs choix d’épargne et de cotisation.
