Et la distinction du « pire patron du monde » est attribuée à…

C’est un podium sur lequel aucun chef d’entreprise ne veut figurer, celui de « pire patron du monde » ! En 2022, c’est le directeur général des ferries P&O, Peter Hebblethwaite, qui prend la première place.

Par Olivier Sancerre Modifié le 22 novembre 2022 à 10h09
Distinction Pire Patron Monde
800Peter Hebblethwaite a licencié du jour au lendemain 800 marins.

Peter Hebblethwaite va être connu dans le monde entier, maintenant qu'il a été élu « pire patron du monde » à l'occasion du congrès international de la Confédération syndicale internationale (CSI) réunie à Melbourne, en Australie. Le directeur général des ferries P&O a été sanctionné lors d'un vote en ligne à la suite du licenciement de 800 marins, du jour au lendemain. Ils ont été remplacés par des travailleurs payés sous le salaire minimum britannique ! De plus, Peter Hebblethwaite n'a pas cru bon de respecter le droit du travail anglais, en n'organisant aucune négociation avec les syndicats.

Les pratiques sociales douteuses du « pire patron de l'année »

Pour sa défense, le directeur général de l'entreprise a expliqué que P&O était percluse par les coûts et qu'elle affichait des pertes de 100 millions de livres par an (environ 115 millions d'euros). Sa « disgrâce atteint des sommets à l'échelle internationale après avoir été élu le pire patron au monde », selon la CSI. En deuxième place, on trouve Jeff Bezos, président du conseil d'administration d'Amazon, et Alan Joyce, PDG de la compagnie aérienne Qantas. Peter Hebblethwaite succède à Michael O'Leary, le patron de Ryanair élu en 2018, et à Jeff Bezos, encore lui, en 2014.

Jeff Bezos deuxième, après avoir remporté le trophée en 2014

Les grands patrons sont « avertis », estime la CSI : « si vous ne défendez pas les droits des travailleurs et vous ne leur garantissez pas des emplois décents, des conditions de travail sûres, le respect et la dignité, le mouvement syndical international ne manquera pas de vous demander des comptes ». La CSI se bat pour des emplois ne nuisant ni au climat, ni aux droits des travailleurs, et milite pour des salaires justes et une protection sociale.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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