La grève annoncée à la SNCF ce mardi 13 janvier 2026 cristallise des tensions salariales anciennes. Alors que les syndicats veulent peser sur les négociations, la direction promet un trafic globalement maîtrisé.
SNCF : grève mardi 13 janvier 2026, chaos dans les gares ?

La grève à la SNCF prévue mardi 13 janvier 2026 intervient à un moment clé du calendrier social. Déposée par plusieurs organisations syndicales, elle vise à influencer les négociations annuelles obligatoires sur les salaires.
Grève à la SNCF : des revendications salariales au cœur du conflit
La grève du mardi 13 janvier 2026 à la SNCF ne surgit pas par hasard. Depuis plusieurs semaines, les discussions autour des salaires opposent comme chaque année la direction aux syndicats représentatifs. Ces derniers estiment, d’une part, que l’évolution du pouvoir d’achat des cheminots reste insuffisante et, d’autre part, que les résultats financiers récents de l’entreprise justifieraient un effort plus conséquent. Ainsi, selon les informations rapportées par TF1 Info, les syndicats rappellent que les rémunérations ont progressé de 16,4 % en trois ans, tandis que l’inflation cumulée atteignait 8,1 % sur la même période. Cependant, malgré cet écart apparent, ils jugent ces hausses inégalement réparties et insuffisantes au regard des contraintes du métier.
Dans le détail, la revendication phare porte sur une revalorisation pérenne des salaires plutôt que sur des mesures ponctuelles. En décembre 2025, une prime exceptionnelle de 400 euros a été versée à certains agents. Or, selon les syndicats, cette somme ne répond pas aux attentes structurelles. De plus, les représentants syndicaux soulignent que transformer cette prime en augmentation mensuelle représenterait un coût estimé à 1,2 milliard d’euros par an, un montant jugé soutenable au regard de bénéfices qui pourraient dépasser 2 milliards d’euros en 2025, selon TF1 Info.
Grève SNCF et trafic : à quoi s’attendre sur les rails ?
Face à l’annonce de la grève, la SNCF a rapidement communiqué afin de rassurer les voyageurs. D’après BFM TV, le trafic des trains à grande vitesse devrait rester proche de la normale. Les TGV et les Intercités sont annoncés avec peu ou pas de suppressions, ce qui constitue un signal fort envoyé aux usagers. Toutefois, même si la direction se veut rassurante, elle précise que la grève pourrait entraîner des ajustements de dernière minute, notamment en fonction du taux réel de grévistes. Par conséquent, il est recommandé aux voyageurs de vérifier l’état de leur train la veille et le jour même.
En revanche, la situation apparaît plus contrastée sur les réseaux du quotidien. Les perturbations devraient se concentrer sur les trains régionaux et les lignes de banlieue. Selon TF1 Info, des difficultés sont attendues en Île-de-France, en particulier sur certaines lignes Transilien, ainsi que dans quelques régions comme l’Occitanie. Le trafic TER pourrait être adapté localement, avec des suppressions ciblées aux heures creuses. Ainsi, même si la grève ne paralyse pas le réseau national, elle pourrait compliquer les déplacements domicile-travail, un effet souvent recherché par les syndicats pour rendre le mouvement visible sans bloquer totalement le pays.
Stratégie syndicale : une grève sous contrôle
Cette grève à la SNCF se distingue par son format. Contrairement aux mouvements reconductibles du passé, les syndicats ont opté pour une journée ciblée, synchronisée avec une échéance précise des négociations sur les salaires. Selon Actu.fr, cette stratégie vise à maximiser l’impact médiatique tout en limitant les pertes financières pour les grévistes. De plus, en annonçant un mouvement d’ampleur nationale mais de courte durée, les organisations syndicales cherchent à maintenir la pression sans épuiser leur base.
Du côté de la SNCF, la communication s’inscrit dans une logique d’apaisement. L’entreprise insiste sur la continuité du service public et sur les efforts déjà consentis en matière de salaires. Elle rappelle également que des dispositifs d’information renforcée seront mis en place pour accompagner les voyageurs. Toutefois, cette posture n’efface pas les inquiétudes, notamment pour les usagers dépendants des trains régionaux.
