La dette publique de la France très proche des 3.000 milliards d’euros

Le poids de la dette publique s’est encore accru au troisième trimestre. Les dépenses de l’État pèsent toujours plus lourd, en raison des dépenses pour soutenir le pouvoir d’achat dans cette période inflationniste.

Par Olivier Sancerre Modifié le 19 décembre 2022 à 9h58
Dette Publique France Proche 3000 Milliards
40 MILLIARDSLa dette publique française a gonflé de 40 milliards d'euros au troisième trimestre.

La France se traîne un boulet de dette publique encore plus lourd au troisième trimestre. Fin septembre, cette dette s'élevait à 2.956,8 milliards d'euros selon l'Insee, un chiffre en hausse de 40 milliards sur les trois mois. La dette publique représente désormais 113,7% du produit intérieur brut, très loin des objectifs européens (60%). Cette tendance à l'alourdissement s'accélère malheureusement, puisqu'au deuxième trimestre, la dette avait gonflé de 6,2 milliards (elle atteignait alors 113,3% du PIB). Ce sont les dépenses de l'État qui ont principalement contribué au renforcement de la dette au troisième trimestre.

Une dette publique soutenable, mais jusqu'à quand ?

Entre juin et fin septembre, l'État a en effet dépensé 36,4 milliards d'euros, bien plus qu'au deuxième trimestre (16,3 milliards). La seule dette de l'État pèse 2.345 milliards. Les administrations publiques ont elles aussi augmenté leurs dépenses durant les trois mois : +8,8 milliards, à 300 milliards. Satisfecit en revanche pour les collectivités locales, avec dette qui s'est dégonflée de 6,2 milliards (elle représente un total de 241,7 milliards d'euros). Après une crise sanitaire qui a poussé l'État à dépenser « quoi qu'il en coûte » pour soutenir l'économie, c'est désormais la lutte pour le pouvoir d'achat qui accapare les deniers publics.

L'illusion d'une « dette gratuite »

La hausse vertigineuse des prix depuis la fin de la pandémie s'est encore renforcée depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, en particulier sur l'énergie. Cette dette publique qui gonfle est un sujet de préoccupation pour la Cour des comptes : cet été, le président de l'institution, Pierre Moscovici, prévenait qu'il n'était pas possible de « vivre dans l'illusion d'une dette gratuite ». Son principal point de préoccupation est la charge de la dette, c'est-à-dire les intérêts payés par l'État pour continuer à emprunter sur les marchés.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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