Emmanuel Macron lâché par les milieux économiques et entrepreneuriaux qu’il a tant chouchouté

Depuis que le Président de la République a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale, les milieux économiques et entrepreneuriaux semblent le lâcher de plus en plus et encore plus les petits qui vont jusqu’à appeler à voter RN. Il a d’ailleurs lancé « La vie publique n’est pas faite que de gratitude ».

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Par Daniel Moinier Publié le 29 juin 2024 à 9h00
Emmanuel Macron visite Kazakhstan
7,5%Le taux de chômage est passé de 9,6% à 7% à mi 2023 et 7,5% actuellement

Effectivement aucun Président n’avait autant chouchouté ses entrepreneurs. Ceux-ci ont dû oublier complétement tout ce dont ils ont bénéficié depuis 2017.

A commencer sur le plan fiscal, par la baisse de 33% à 25% du taux d’imposition sur les sociétés

Puis la fin de la surtaxe exceptionnelle (moins 16.5 milliards d’euros)

Baisse des impôts de production (11.1 milliards d’euros)

Suppression de la CAVE (7.8 milliards d’euros net d’effet positif sur l’IS)

Montée en puissance puis pérennisation des exonérations du CICE (5,2 milliards)

Au total, c’est 28 milliards dont les entreprises ont été exonérées par année entre 2017 et 2024

La seule augmentation fût celle de l’énergie et la France n’en est pas responsable directement.

Les Français ne se sont pas aperçus qu’entre 2017 et 2023, malgré le Covid, les gilets jaunes, l’inflation, le pouvoir d’achat a progressé de 0.5% par année. Depuis 2020 celui-ci a augmenté deux fois plus vite qu’en Allemagne et c’est même pour les 10 % des plus pauvres que la hausse a été la plus élevée surtout avec la prime Macron.

Côté énergie, même si les Français ne s’en sont pas rendu compte, cela fait cinq années consécutives que la France a le taux le plus bas, vérifié par le classement Forbes.

Même la désindustrialisation démarrée il y a trente années semble être vaincue. La France compte 520 usines de plus de 20 salariés qu’en 2016 (sur 16.520). Depuis les lancements de FRANCE 2030, CHOSE France, nous avons fortement avancé sur les secteurs d’avenir ; 4 usines factories de batteries électriques ouvertes et en construction…

Il y a eu aussi un grand chantier : La simplification drastique du Code du Travail avec le plus haut point, le plafonnement des indemnités de licenciement et la sécurisation des embauches.

La simplification du bulletin de paie est en route.

Une première réforme de l’assurance chômage avait durci les règles pour accélérer le retour à l’emploi.

La réforme qui vient de passer avec l’augmentation de la durée d’emploi pour bénéficier du chômage, devrait remettre plus de chômeurs en emploi.

De gros efforts ont été réalisés en matière d’apprentissage, ce dernier était le parent pauvre des politiques de l’emploi. La libéralisation du système en 2018 avec l’octroi d’aides très importantes y compris à l’embauche, ont permis l’insertion professionnelle de 825.000 nouveaux apprentis en 2023.

L’amélioration de l’emploi a été le premier facteur de maintien du pouvoir d’achat général.

Le taux de chômage est passé de 9,6% à 7% à mi 2023 et 7,5% actuellement dû en partie à l’inflation. Plus 2 millions d’emplois ont été créés mais la baisse de l’immobilier a fait remonter le chômage.

Ce qui y a contribué aussi, ce sont les baisses massives d’impôts des ménages :

Suppression de la taxe d’habitation sur la résidence principale (18.6 milliards d’euros)

La réforme du barème de l’impôt sur le revenu (5.4 milliards d’euros)

Suppression de la redevance audiovisuelle (3,2 milliards d’euros)

La flat taxe sur les revenus du capital (1,8 milliards d’euros)

Réintégration des hausses de taxes sur le tabac, l’énergie ; ce sont 30 milliards d’euros de prélèvements qui auront été rendus aux Français.

Presque toutes ces avantages ont été en grande partie financé par de la dette au lieu de restreindre les prestations sociales qui sont à un niveau aberrant dans notre pays.

Malgré cela la cote du Président est désastreuse même s’il en a fait beaucoup plus que tous les Présidents passés avant lui ; « Cherchez l’erreur » !

70% des entreprises ont été massivement aidées pendant le Covid, voire sauvées (le Quoi qui l’en coûte).

Il semble qu’il ne reste plus aucune reconnaissance de ce passage très difficile qui pourtant a augmenté terriblement la note de l’endettement. C’est ce qui lui est reproché en premier par tous les Français, par beaucoup de cadres, d’entrepreneurs, y compris des paysans.

Alors votez utile en votre âme et conscience !

www.danielmoinier.fr

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Daniel Moinier a travaillé 11 années chez Pechiney International, 16 années en recrutement chez BIS en France et Belgique, puis 28 ans comme chasseur de têtes, dont 17 années à son compte, au sein de son Cabinet D.M.C. Il est aussi l'auteur de six ouvrages, dont "En finir avec ce chômage", "La Crise, une Chance pour la Croissance et le Pouvoir d'achat", "L'Europe et surtout la France, malades de leurs "Vieux"". Et le dernier “Pourquoi la France est en déficit depuis 1975, Analyse-Solutions” chez Edilivre.

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2 commentaires on «Emmanuel Macron lâché par les milieux économiques et entrepreneuriaux qu’il a tant chouchouté»

  • Bonjour.
    Et vous faites quoi de la période de réserve avant le premier tour des législatives ?

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  • Vous vous posez cette question parce que vous n’arrivez pas à vous mettre à la place d’un smicard qui n’arrive pas à boucler ses fins de mois. Vous ne voyez les choses que du côté de la “upper middle class” à laquelle vous êtes fier d’appartenir. Vous êtes d’après votre CV arrivé là certainement à force de travail, d’abnégations, de choix de carrières difficiles mais gratifiants et je vous félicite pour cette ascension sociale valorisante.

    Faire baisser le chômage ne suffit pas. Baissez les impôts des plus riches révolte les plus pauvres tout autant que les petits propriétaires.
    Ce que vous appelez “Baisse des impôts de production, Suppression de taxes et autres exonérations” ne sont pas vécues par les smicards, les artisans, les commerçants, les agriculteurs ou les petits patrons comme des aides mais comme des cadeaux fait aux multimilliardaires qui distribuent des dividendes records à leurs actionnaires alors qu’eux crèvent et jonglent jours après jours avec les factures impayées, celles qu’on leur doit comme celles qu’ils doivent honorer.

    Si la politique du “quoi qu’il en coûte” s’est révélée utile pour les petits patrons qui sinon auraient fermés boutiques, il serait temps que les grands-patrons, qui ne l’ont vu que comme une ligne d’ajustement sur un plan comptable, participent un peu plus à l’effort commun et éprouvent un peu de compassion en acceptant de payer leur juste part pour une fois, à défaut de sentir le frisson de la crainte de la faillite qu’ils ne connaîtront jamais.

    Tant que vous n’aurez pas compris ça, vous ne pourrez comprendre le reste.

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