« Désastre » de l’économie britannique : les inquiétudes de la France

Par Olivier Sancerre Modifié le 3 octobre 2022 à 9h30
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200 MILLIARDSLe « mini budget » britannique représente un coût pouvant aller jusqu'à 200 milliards de livres.

L'économie britannique a plongé dans les tréfonds suite à la présentation du « mini budget » par le nouveau gouvernement emmené par Liz Truss. Bruno Le Maire parle de « véritable désastre ».

Liz Truss, la nouvelle Première ministre britannique, a voulu marquer son entrée au 10, Downing Street avec un « mini budget » qui a provoqué un tsunami sur les marchés financiers. Baisse des impôts pour les ménages les plus aisés, plafonnement des factures d'énergie… Ces annonces, évaluées entre 100 et 200 milliards de livres, n'ont guère été appréciées par les investisseurs internationaux qui ont lâché la livre sterling : la devise britannique n'a jamais été aussi proche de la parité avec le dollar américain (1,0350 dollar lundi dernier), tandis que les taux d'intérêt auxquels le Royaume-Uni emprunte ont augmenté en flèche.

Les marchés perturbés par les annonces britanniques

Le Fonds monétaire international a alerté qu'il fallait revoir le budget. Tout cela a amené la banque centrale britannique à intervenir massivement pour rétablir un semblant de calme, mais le « mini budget » reste d'actualité. La situation de l'économie outre-Manche n'est pas sans provoquer quelques craintes en France. Au micro d'Europe 1, Bruno Le Maire s'est dit « inquiet » : ces « annonces spectaculaires perturbent le marché, les équilibres financiers et ça conduit à un véritable désastre ».

Les taux d'intérêts français restent raisonnables

Pour ce qui concerne la France, « nous gardons des taux d'intérêt qui restent raisonnables, assez proches des taux allemands », détaille le ministre de l'Économie. Il se réjouit de la « constance dans la politique économique et financière » du pays, se décernant au passage un satisfecit. Il ajoute que « sortir de l'Europe a un coût considérable, car l'Europe est une protection ». Selon l'hôte de Bercy, « sans l'euro et sans l'Europe, nous n'aurions pas pu sauver notre économie comme nous l'avons fait ».

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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