3 milliards d’euros pour supprimer les zones blanches

Par Olivier Sancerre Modifié le 14 janvier 2018 à 18h09
Zones Blanches Trois Milliards Euros 2
5000Chaque opérateur installera 5 000 équipements supplémentaires.

Les opérateurs télécoms se sont engagés à investir 3 milliards d'euros sur trois ans pour en finir avec les zones blanches, qui empêchent les habitants qui y résident de profiter de tous les services de téléphonie.

L'annonce a été faite par Julien Denormandie, le secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, au Journal du Dimanche. Un enjeu de taille puisqu'il s'agit de venir à bout de ces zones blanches, « identifiées par les élus locaux, où des Français vivent sans avoir accès à une téléphonie de qualité ». Chaque opérateur mettra en place 5 000 installations supplémentaires, ce qui représente un total de 3 milliards d'euros. « Nous allons faire en trois ans ce que nous avons fait jusqu'ici en 15 ans pour déployer la téléphonie mobile ! », se réjouit le secrétaire d'État.

Axes de transport

Par ailleurs, les opérateurs se sont également engagé à « couvrir les principaux axes de transport, et notamment les 30.000 km de lignes ferroviaires, lignes de TER comprises ». Enfin, d'ici 2020, « plus de 10.000 communes qui sont aujourd'hui en 2G ou 3G passeront à la 4G ». Des engagements qui coûtent cher, sans que l'État ne mette le moindre centime, assure également Julien Denormandie. En contrepartie de ce déploiement massif, le gouvernement renonce aux enchères du renouvellement des fréquences à venir. Mais ils devront faire des efforts de déploiement dans des zones qui ne leur sont pas spécialement rentables.

Contraintes et sanctions

« L'ensemble du deal est contraignant, avec des obligations assorties de sanctions, et non de simples engagements », explique aussi le secrétaire d'État. C'est l'Arcep qui sera le garant de la bonne mise en œuvre de cet accord. Et si un opérateur n'en respectait pas un des termes, il pourrait subir une sanction.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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