Airbus veut faire voler sa première voiture cette année

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Par Laure De Charette Modifié le 17 janvier 2017 à 10h47
Aeromobil
20172017 pourrait être l'année de vol de la première voiture.

La première voiture volante au monde serait-elle prête à décoller ? Oui, à en croire Airbus, qui s'y connait en vol.

Un projet "très sérieux"

Plusieurs équipes, implantées dans divers coins du globe, tentent de mettre au point un vieux rêve : une voiture, capable de rouler sur la route et tout à coup de s’envoler dans les airs tel un avion.

Airbus pourrait être le premier à parvenir à faire voler son engin. Quand ? D'ici la fin de l'année. C’est du moins ce qu’a affirmé Tom Enders, le PDG du groupe d'aéronautique, lors d’une conférence à Munich en Allemagne.

« Il y a 100 ans, le transport urbain est allé sous le sol, dorénavant nous disposons des technologies nécessaires pour aller au-dessus du sol. Nous sommes dans une phase expérimentale, nous prenons ce développement très au sérieux. Si nous n'en tenons pas compte, nous serons tenus à l'écart de secteurs d'activité très importants » a-t-il déclaré.

Comme l’explique un article publié sur le site Mac Génération, Airbus a ouvert A3 ("A Cube"), une antenne dans la Silicon Valley qui se penche sur les modes de transports aériens d'ultra petite taille.

Parmi eux, "Vahana", un petit hélicoptère monoplace et autonome, capable de transporter un chargement ou une personne.

AeroMobil, le projet le plus avancé

D’autres projets de voiture volante sont en train d’émerger. En Slovaquie par exemple, une vingtaine de passionnés, essentiellement ingénieurs et designers, planche sur le projet d’une voiture volante depuis vingt-cinq ans. L’engin imaginé est capable de rouler à 160 km/h et de voler à 200 km/h, avec en prime deux passagers à bord.

Le véhicule, digne du film Retour vers le futur, n’a besoin que d’une piste de 250 m pour s’envoler (contre 700 m pour un jet) et de 50 m pour atterrir sur une pelouse ou dans un champ.

AeroMobil peut parcourir 875 km, soit l’équivalent d’un trajet de Paris à Marseille, avec dans le réservoir de l’essence et non du kérosène. Adieu les embouteillages et l’interminable attente à l’aéroport !

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Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.