Nestlé fait un pas de plus dans le végétal avec un thon végan

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Par Ludivine Canard Modifié le 27 août 2020 à 18h39
Cuisson Legumes
380 MILLIONS D'EUROS.L'alimentation végétarienne a généré en 2018 un chiffre d'affaires de 380 millions d'euros.

Le bien-être animal est un sujet de plus en plus présent dans la société. Les industriels de l’agroalimentaire tentent de s’adapter à cette nouvelle clientèle et proposent des produits 100% végétal.

Nestlé lance un thon à base de pois et de blé

« Il ressemble à du thon, il a le goût du thon et pourtant, il ne contient pas de thon » Voici comme Nestlé présente son nouveau thon végétal appelé : « Sensational VUNA », dans un communiqué publié le 20 août 2020. Fabriqué dans l’unité de recherche spécialisée dans le développement de produits d'origine végétale de Singen en Suisse, le thon est remplacé par une purée à base de pois et de blé.

En revanche, le produit sera pour le moment disponible uniquement en Suisse. Mais Nestlé n’exclut pas une commercialisation « dans le reste de l'Europe, aux États-Unis, et même en Chine » précise Le Figaro.

Le marché végétarien en plein essor

Avec ce nouveau produit végan, Néslé élargit sa gamme « Garden Gourmet », marque spécialisée dans les substituts à la viande commercialisée en Allemagne, Suède ou Belgique. Il y a presque un an, la filiale de Nestlé, Herta, annonçait le lancement en France d’un steak composé de soja et de blé, sous la marque « Le Bon Végétal ». Lors de l'annonce des résultats annuels en février, Nestlé avait indiqué que l'offre végétale du groupe pesait pour 200 millions de francs suisses soit 186 millions d'euros en 2019. Avec Herta, Nestlé est devenu leader du traiteur végétal, avec une part de marché de 28%.

Plus globalement, la filière du végétal ne cesse de croître en France et en Europe. Selon le cabinet d’analyse Xerfi, le « marché veg » devrait bondir de 57%, en passant de 380 millions d'euros en 2018 à 600 millions d'ici 2021 dans l'Hexagone. Seul coup de frein : depuis le 27 mai 2020, les industriels ne peuvent plus mentionner des dénominations animales (steak, filet, saucisse…) sur leurs produits végétaux, afin de favoriser la transparence des produits.

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Ludivine Canard est étudiante en école de journalisme à Paris. Elle a été stagiaire pour le Figaro économie et planet.fr. Suivez-la sur Twitter : @CanardLudivine 

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