L’Australie pourrait acheter 30 milliards d’euros de sous-marins à la France

Par Olivier Sancerre Modifié le 5 octobre 2015 à 19h53
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33 MILLIARDSL'Australie investit 33 milliards de dollars par an pour ses dépenses militaires.

L'Australie consacre une part très importante de son budget annuel à ses dépenses militaires. Au grand bonheur des industriels de l'armement mondiaux, et notamment la France.

Thales, champion français de l'armement et de l'électronique, a empoché un contrat important : l'Australie lui achète 1 100 véhicules Hawkei pour un montant de 820 millions d'euros. Ces 4 x 4 blindés, taillés pour les paysages rugueux du continent, seront produits localement via la branche australienne du groupe tricolore, qui avait acquis en 2006 ADI, une entreprise spécialisée dans la défense.

Sous-marins

Mais ce contrat, pour important qu'il soit, n'est rien à côté de l'affaire qui se profile et qui est qualifié de « contrat du siècle » par les observateurs. L'Australie va en effet renouveler une partie de sa flotte de sous-marins et a lancé un appel d'offres international afin de trouver un partenaire capable de produire de six à douze bâtiments. Le montant fait tourner toutes les têtes : 30 milliards d'euros.

Barracuda

Plusieurs entreprises sont sur le coup, notamment le français DCNS, l'allemand TKMS ainsi qu'un regroupement de sociétés japonaises. Ce dernier rechigne à fabriquer les sous-marins sur le territoire australien et TKMS n'a pas d'expérience dans la production de sous-marin de 4 000 tonnes. DCNS peut de son côté faire valoir un expertise certaine dans ce domaine : l'entreprise construit en effet le Barracuda que l'armée française réceptionnera en 2017. Or, c'est la version conventionnelle de ce bâtiment que l'Australie pourrait choisir.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.