Avec l’arrêt de la Peugeot RCZ, plus de sportive française en fin d’année

Par Olivier Sancerre Modifié le 21 avril 2015 à 6h51
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30500Les prix de la Peugeot RCZ débutent à 30 500 euros.

L’ère des sportives dans les catalogues des constructeurs automobiles français est bien résolue. PSA Peugeot Citroën met ainsi un terme à l’aventure de la RCZ, un bolide à l’histoire très courte.

C’est à Shanghai, durant le salon de l’auto, que Peugeot a scellé le sort de la RCZ. Le coupé sport, lancé en 2009, va voir sa carrière stoppée net d’ici la fin de l’année. Les derniers exemplaires sortiront des lignes de Magna Steyr, le partenaire autrichien du constructeur français spécialisé dans la production de voitures de prestige. Et ensuite ? Il faudra se tourner vers les sites de petites annonces si on souhaite s’acheter cette automobile d’exception !

La RCZ sur le billot

Il faut dire que la RCZ ne cadre plus avec les ambitions du groupe, qui a entrepris de se consolider, avec un certain succès d’ailleurs. Mais avec moins de 50 000 unités vendues depuis son lancement, le coupé ne pouvait pas prétendre à une plus grande universalité, de celle qui génère de la marge et des profits.

Il faut dire aussi que la RCZ n’a pas bénéficié du meilleur lancement qui soit, puisque le véhicule est sorti… en plein milieu de la crise financière et économique ! Une voiture mal née donc, dont les souffrances vont donc se terminer.

Un catalogue resserré

La RCZ a toutefois permis à PSA Peugeot Citroën d’améliorer son image de marque, en donnant au groupe un petit aspect sportif. Mais c’est insuffisant pour conserver l’automobile dans un catalogue qui doit passer de 25 modèles en 2014, à 13 seulement à l’horizon 2022. Or, continuer de produire une voiture de niche consomme beaucoup de ressources qui ne peuvent pas être attribuées à des automobiles certes plus classiques, mais à la vocation plus universelle.

Peugeot conserve toutefois des modèles sportifs, comme les 208 et 308 en version GT et R. Insuffisant sans doute aux amateurs de belles mécaniques prêts à mettre le prix pour s’offrir une merveille à quatre roues.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.