Balance commerciale : à cuisiner pour qu’elle parle

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Par Jean-Baptiste Giraud Publié le 4 juin 2012 à 13h34

La balance commerciale correspond au calcul de la différence entre les exportations et les importations d’un pays pendant une durée donnée.

La France, qui avait une balance commerciale excédentaire jusqu'en 2003 (+ 1,143 milliard), affichait son plus gros déficit jamais enregistré en 2011, à 69,59 milliards d'euros.

La balance commerciale peut être calculée FOB (Free On Board) ou CAF (Coût, assurance, Fret), soit en incluant – ou pas – les frais associés au départ des biens du pays ou à leur entrée. Le calcul de la balance commerciale repose sur les statistiques douanières.


A noter que le résultat de la balance commerciale sur un mois n’a pas grande signification, car elle peut-être faussée par des signatures de gros contrats ponctuels par exemple. Ainsi, La vente de plusieurs Airbus ou d’une importante quantité de céréales, peuvent par exemple, rééquilibrer ponctuellement cette balance. A l'inverse, un hiver chaud précédé d'un hiver froid peut artificiellement faire croire à une amélioration de l'état de la balance commerciale, alors que c'est la facture énergétique, qui pèse lourdement dans le déficit, qui était artificiellement plus légere cette année là.

Dans l'absolu, la balance commerciale est le signe de bonne santé économique d'un pays. L'Allemagne affiche ainsi un excédent de 129,2 milliards sur 2011. Cependant, dans l'histoire, certains pays ont triché avec cet indicateur : l'URSS exportait ainsi du blé ukrainien, malgré la famine qui sévissait dans une partie du paradis communiste, simplement pour embellir les chiffres.

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

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