Bankia : le Parquet de Madrid ouvre une enquête

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Par Elisabeth Guedel Modifié le 7 juin 2012 à 6h25

Eco Digest du 7 juin 2012 (2) – Il n’y a pas que Facebook qui a raté son introduction en bourse. Celle de la banque espagnole Bankia, en juillet dernier, ne figurera pas dans les annales de la réussite de la bourse madrilène. Le titre n’a cessé de s’effondrer, perdant les deux tiers de sa valeur. Une unité chargée de la lutte anti-corruption du Parquet de Madrid veut y regarder de plus près. Elle ouvre une enquête préliminaire pour décortiquer le naufrage de la banque, depuis son entrée en bourse jusqu'à sa nationalisation partielle et son plan de sauvetage de 23,5 milliards d'euros. Il y a urgence car les petits porteurs comptent mener une action en justice. Depuis juillet dernier, l'action est passée de 3,75 euros à 1 euro fin mai. Des "Indignés" du mouvement précurseur des anti-Wall Street assurent avoir récolté 15 000 euros en 24 heures via un site de recueil de dons destinés à financer cette action en justice. Ils avaient manifesté samedi dernier devant le siège de Bankia.

- 40 millions de dollars (31,8 millions d'euros). Le Nasdaq a donc précisé la somme qu’il allait débloquer pour indemniser les investisseurs lésés lors de l’introduction en bourse de Facebook. La bourse électronique new-yorkaise va créer un fonds spécial pour répondre aux plaintes déposées suite aux problèmes techniques survenus le 18 mai. Sur ces 40 millions, 13,7 millions (11 millions d'euros) seront versés en numéraires, le reste sera un dédommagement sous forme de crédit sur les futures opérations effectuées sur le Nasdaq. Des “ristournes” sur les transactions boursières en quelques sorte, valables six mois. Ce seront donc les clients du Nasdaq qui seront indemnisés en priorité. Le Wall Street Journal estimait de son côté à 100 millions de dollars (80 millions d'euros) le montant des demandes d’indemnisation.

- Concernant LinkedIn et ses 6,5 millions de membres au mot de passe hackés : des experts en sécurité informatique des deux côtés de l’Atlantique affirment avoir découvert des preuves du vol de données du réseau social professionnel. Le groupe LinkedIn dit ne pas être en mesure de confirmer.


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