Banque de France : croissance revue à la baisse pour 2016, 2017, 2018…

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 9 décembre 2016 à 8h02
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1,3%La croissance de la France ne devrait être que de 1,3 % en 2016.

Décidément, les 1,5 % de croissance attendus par le gouvernement depuis fin 2015 ne veulent vraiment pas pointer le bout de leur nez. Après l’Insee, c’est au tour de la Banque de France de revoir ses estimations de croissance à la baisse pour 2016, 2017 et même 2018. Mais attention… c’est la faute de la conjoncture internationale !

Croissance 2016 : la Banque de France s’aligne sur l’Insee, le FMI, l’OCDE…

La Banque de France était le dernier bastion du gouvernement pour clamer que la croissance en France sera bien de 1,4 % en 2016, prévision que Bercy a déjà baissée par rapport aux 1,5 % « minimum » attendus en début d’année. Désormais le ministère des Finances est le dernier à y croire.

Vendredi 9 décembre 2016 c’est une nouvelle douche froide puisque la Banque de France revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour 2016 ne tablant désormais plus que sur 1,3 %. Ce niveau de croissance est celui clamé depuis toujours par le FMI, l’OCDE et sur lequel s’est aligné l’Insee. Depuis 2015 les principales instances économiques tablaient, pour l’Hexagone, sur une croissance de 1,2 % ou 1,3 %. Le gouvernement, lui, avait prévu fin 2015 sa Loi de Finances de 2016 sur une croissance de 1,5 %.

La croissance baissée en 2016… mais également en 2017 et 2018

Puisqu’une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, la Banque de France en remet une couche et la douche est encore plus froide : non seulement la croissance en France en 2016 ne sera que de 1,3 % mais les prévisions pour 2017 et 2018 sont également baissées.

La Banque de France tablait sur 1,5 % en 2017 et 1,6 % en 2018 mais ce n’est plus le cas. A politique économique inchangée (il ne faut pas oublier qu’il y a une Présidentielle en 2017 et donc un changement de gouvernement), la Banque de France ne table désormais que sur 1,3 % en 2017 et 1,4 % en 2018. Une baisse de 0,2 %, donc, que la Banque de France estime « significative ».

La faute de cette croissance réduite ? La remontée des prix du pétrole qui rognent le pouvoir d’achat des Français, une « décélération de la demande intérieure » et « des perspectives de demande extérieure adressée à la France moins favorables ». Le Brexit y joue d’ailleurs un grand rôle puisque les échanges France-Royaume-Uni devraient baisser progressivement.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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