Michel Barnier : « Le bon niveau du patriotisme, c’est l’Europe »

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Par Tugdual de Dieuleveult Publié le 27 novembre 2012 à 15h12

La France a raison de se battre pour préserver sa base industrielle mais doit prendre garde à ne pas décourager les investissements étrangers, a déclaré mardi Michel Barnier. Interrogé sur la menace d'une nationalisation temporaire du site d'ArcelorMittal à Florange (Moselle), le commissaire européen chargé des services financiers et du marché intérieur a souligné que rien ne s'y opposait dans la réglementation communautaire pourvu qu'elle ne porte pas atteinte à la concurrence dans le secteur de l'acier.

"Soit M. Mittal ne respecte pas les lois françaises, et il y a probablement une justification à une intervention publique, soit il les respecte, et il y a sans doute une autre raison", a-t-il dit devant l'Association des journaliste économiques et financiers. "Un pays comme la France a raison de vouloir préserver ou consolider sa base industrielle et s'il le faut avec du volontarisme public", a poursuivi le commissaire européen. Pour autant, l'ancien ministre a jugé qu'il s'agissait d'y parvenir au niveau européen plutôt que national, déclarant : "Le bon niveau du patriotisme, c'est l'Europe".

Michel Barnier a insisté sur la nécessité dans le même temps de garder l'image d'un pays qui reste ouvert aux investissements étrangers. "Nous en avons besoin pour garder une capacité nationale de production", a-t-il dit. Cité lundi dans Les Echos, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a déclaré : "Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France".

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Journaliste pour RMC.fr, Tugdual de Dieuleveult a demarré sa carrière à la télévision en réalisant un documentaire pour Canal+/Lundi Investigation (Dieuleveult : enquête sur un mystère). Il s'investit dans l'ONG Solidarité Internationale et part au Darfour en 2008 pour la Journée Mondiale de l'Eau. En 2010, il rejoint l'équipage de La Boudeuse en Amazonie et participe à l'élaboration de deux documentaires diffusés sur France 5. Il se spécialise ensuite sur le web et collabore avec plusieurs rédactions dont Europe 1, Atlantico, Oh My Food et RMC depuis 2012. Il a intégré Economie Matin dès sa création.

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