Caddie de nouveau au bord du dépôt de bilan pour la deuxième fois en deux ans

Cropped Favicon 1.png
Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 21 mai 2014 à 8h13

"Bis repetita" pour la célèbre marque de chariots. Alors que Caddie avait été sauvé il y a deux ans d’une première catastrophe par le groupe Altia, la marque est de nouveau en délicate posture. Une nouvelle augmentation de capital est discutée pour sauver la célèbre enseigne, une seconde fois.

L’actualité montre qu’il ne suffit pas d’être une marque célèbre pour prospérer. Caddie en est l’exemple flagrant.

Caddie au bord du dépôt de bilan

La marque alsacienne, qui s’est fait un nom dans la fabrication de chariots pour supermarchés, est de nouveau dans une situation délicate, au bord du dépôt de bilan. Et cela seulement deux ans après avoir été repris par le groupe Altia, associé à la Banque publique d’investissement, qui l’avaient déjà sauvée une première fois.

Une expertise financière du repreneur de Caddie, Altia

En attendant d’avoir le fin mot de l’histoire, c’est le branle bas de combat chez Caddie. Les syndicats ont appris mardi 20 mai la mise en place du groupe sous mandataire judiciaire ad hoc en vue d’étudier le possible placement en dépôt de bilan. La prochaine étape sera une expertise financière des comptes d’Altia, qui courra jusqu’au 9 juin prochain. Une situation rocambolesque après un premier sauvetage, et une reprise à la hausse des commandes.

Un problème de trésorerie empêcherait la production de chariots

Le problème se situerait cette fois-ci au niveau de la trésorerie, à sec. Les fournisseurs n’étant plus payés, ils ne livrent pas les pièces. Et sans ces pièces, impossible de produire les huit millions de chariots commandés dernièrement. Quant à Altia, qui avait entrepris en décembre dernier une augmentation de capital de Caddie, à hauteur de trois millions d’euros, pourrait renouveler l’opération. Et la Banque publique d’investissement, pourrait apporter un million d’euros sur la table également, en tant qu’actionnaire d’Alité à hauteur de 20 %. Affaire à suivre.

Cropped Favicon 1.png

Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense.