Le chèque alimentaire ne compensera pas intégralement la hausse des prix

0,6 %
Le chèque alimentaire représentera un gain de pouvoir d'achat
d'environ 0,6% pour les ménages bénéficiaires.

Le chèque alimentaire, qui devrait être versé à la rentrée aux ménages modestes, est une mesure bienvenue certes, mais il ne compensera pas l’intégralité de l’impact de l’inflation, a calculé le cabinet d’études économiques Asterès.

Achats alimentaires : les ménages les plus modestes devraient subir une hausse des prix de 140 euros

À la rentrée 2022, 9 millions de ménages modestes percevront un chèque alimentaire d’un montant de 100 euros (+50 euros par enfant), annonçait récemment le gouvernement. Mais comme nous prévient le cabinet d’études économiques Asterès, cette mesure ne compensera que partiellement la hausse des prix des produits alimentaires.

En considérant qu’il y a environ 30 millions de ménages en France, les économistes d’Asterès expliquent tout d’abord que ce chèque alimentaire sera versé à l’ensemble des ménages appartenant aux trois premiers déciles de la distribution des revenus. Asterès pose comme hypothèse que les prix de l’alimentation augmenteront de 5% à fin 2022. Il en résulterait une hausse des dépenses alimentaires d’environ 140 euros pour les ménages les plus modestes, appartenant au premier décile (en supposant une consommation alimentaire inchangée) et d’environ 170 euros pour les ménages du troisième décile. (Cette différence s’explique par le fait que les ménages plus aisés consomment davantage de produits de qualité, donc plus chers.)

Le chèque alimentaire représentera un gain de pouvoir d’achat de 0,8% pour les ménages les plus modestes

Après avoir reçu leur chèque alimentaire, les ménages bénéficiaires appartenant au premier décile subiront donc malgré tout un impact de l’ordre de 40 euros, les ménages du troisième décile un impact de 70 euros. Pour les ménages les plus modestes, appartenant au premier décile, cette aide représentera un gain de pouvoir d’achat d’environ 0,8%. Pour les ménages appartenant au troisième décile, dont les revenus sont plus élevés, le gain de pouvoir d’achat sera en revanche limité à 0,4%.

En prenant l’hypothèse d’une inflation de 5% sur les produits alimentaires en 2022, on peut donc dire que cette mesure ne compensera que très, très partiellement la hausse des prix dans les magasins.


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