Chômage : 3 millions selon la police, 6 millions selon les manifestants

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Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 26 septembre 2012 à 16h20

On s'attendait à ces mauvais chiffres depuis cet été, mais ils sont désormais officiels. La France compte bien 3,011 millions de chômeurs de catégorie 1, autrement dit ceux qui cherchent un emploi et ne travaillent pas du tout, même à temps partiel. Un chiffre en progression de 0,8 % par rapport à ceux de juillet mais surtout de 9,2 % en un an. Au mois d'aôut, près de 24 000 personnes se sont inscrites à Pôle Emploi.

Si l'on intégre les autres catégories de demandeurs d'emplois (B et C), essentiellement constituées de ceux qui ont une activité réduite, catégories non comptabilisées dans les "palmarés" internationaux mais qui recouvrent bien une réalité, celui d'un marché du travail à temps partiel et du salariat précarisé, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi est en fait de 4 494 600.

A ces chiffres catastrophiques il faut malheureusement encore ajouter d'autres situations. Ainsi, 300 000 demandeurs d'emploi, en fin de droits ou n'en ayant jamais touchés faute d'avoir suffisament travailler pour cotiser ont cessé de s'inscrire à Pôle Emploi, quand bien même le statut de chômeur ouvre droit à certaines prestations sociales. En ajoutant à cela les 500 à 600 000 jeunes qui n'ont pas encore mis un pied sur le marché du travail, et attendent une opportunité d'emploi pour se lancer, et ne voient aucun intérêt à l'inscription à Pôle Emploi étant le plus souvent encore à la charge de leurs parents, le chiffre du nombre réel d'actifs sans emploi s'approche des six millions, soit.. un actif sur quatre.

Le communiqué du ministère du Travail transmis ce soir avec ces chiffres est cinglant : "En hausse continue depuis début 2008, le chômage atteint aujourd’hui son niveau le plus élevé depuis 13 ans, avec une progression particulièrement forte depuis 16 mois. Ces trois millions de chômeurs traduisent l’échec des politiques économiques et sociales menées au cours de ces dernières années. Face à ce dur constat, le gouvernement est déterminé à mettre en oeuvre au plus vite les réformes prévues dans la feuille de route sociale, élaborée lors de la Grande conférence sociale de juillet".

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

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