Le cognac, alcool vedette aux États-Unis

Par Olivier Sancerre Modifié le 14 août 2018 à 20h41
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86,5 MILLIONSIl s'est vendu 86,5 millions de bouteilles de cognac aux États-Unis sur un an.

S'il est un alcool français qui s'exporte remarquablement bien aux États-Unis, c'est bien le cognac. Cette performance a permis de battre à nouveau un record d'export pour la quatrième année consécutive.

Entre le 1er août 2017 et le 31 juillet de cette année, les exportations de cognac aux États-Unis ont augmenté de 9,9%, soit 86,5 millions de bouteilles uniquement pour le pays… sur un total de 206 millions de bouteilles expédiées partout dans le monde. Les États-Unis demeurent très nettement en tête du classement des marchés importateurs les plus importants pour le cognac, mais aussi pour le secteur des spiritueux français ; le cognac pèse en effet 70% du chiffre d'affaires des exportations de spiritueux, qui se monte à 3,2 milliards d'euros sur la période.

Les rappeurs aiment le cognac

Cela fait en réalité une quinzaine d'années que le cognac connait une progression continue des exportations aux États-Unis. Cet alcool est la coqueluche des artistes de rap, qui n'hésitent pas en faire la promotion dans leurs clips, ce qui contribue à la renommée du cognac auprès de la communauté afro-américaine, et au-delà. Patrice Pinet, président de Courvoisier et du Syndicat des maisons de cognac, se réjouit de ce qu'il qualifie de « phénomène culturel ».

L'Asie friande du cognac

« Quand une communauté musicale s'empare d'un produit, il est sûr que ça aide beaucoup. Il y a eu le jazz dans les années 30 mais aujourd'hui c'est le rap et ça a permis d'asseoir la réputation du cognac dans les communautés jeunes et afro-américaines où on trouve de grands consommateurs », explique-t-il à Reuters. Mais le cognac s'exporte aussi ailleurs, comme en Asie avec 60,9 millions de bouteilles, Singapour ou la Chine (respectivement 26,6 millions et 26,2 millions). Le secteur des spiritueux a connu une progression de 8,2% de ses volumes en un an, et de 5,4% de son chiffre d'affaires.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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