Le vélo électrique est déjà has-been : le Solowheel déferle sur la France

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Par Jean-Yves Paillé Modifié le 5 juin 2013 à 15h13

Qui n’a jamais croisé un cadre en costard cravate, juché sur une trottinette rose, manifestement piquée à la petite dernière ? Ou un homme d’affaires bien propre sur lui, dépliant un vélo électrique sur le quai du TGV Paris-Bordeaux ?

Les moyens de transport individuels ont le vent en poupe, notamment depuis l’arrivée du Vélib’ à Paris, du Vélov’ à Lyon, du VCub à Bordeaux et dans bien d’autres villes : ils ont convaincu toute une frange de la population qu’il y avait une vie en dehors de la voiture, du scooter ou des transports en commun.

Mais l’équation parfaite n’était jusqu’ici qu’un rêve : le vélo électrique est certes performant, offrant une autonomie de 30 à 40 kilomètres pour une vitesse de pointe de 25 à 30 km/heure, mais il est encombrant. Les trottinettes basiques lassent vite plus d’un genou de quadra, et leurs homologues électriques sont bien souvent plus des gadgets que de vrais moyens de locomotion…

Mieux qu'un vélo électrique : le monocyle électrique

Mais voici qu’arrive en France le Solowheel. Cette bête étrange de 11 kilos, inventée par un américain, cousine du Segway, elle aussi véritable condensé de technologie, fonctionne grâce à des gyroscopes. Des gyroscopes qui par leur rotation à très grande vitesse permettent de maintenir l’improbable engin, composé d’une seule roue, en équilibre. Combinés à des accéléromètres comme on en trouve aujourd’hui dans n’importe quel smartphone, ils détectent les mouvements du corps, son inclinaison, et agissent en permanence sur le moteur électrique intégré dans la roue pour empêcher le… passager de tomber. Même si dans les faits, le passager, lancé à toute allure sur les trottoirs (Solowheel atteint les 20 kilomètres/heure) est bien en fait en chute perpétuelle !

Et si le Solowheel était le bon conseil d'achat pour se déplacer en ville

De quoi ressentir des sensations de glisse à tout âge. Le maniement de l’appareil rappelle en effet le ski. Et comme au ski, il faut faire une prise de carre pour tourner à gauche ou à droite. Comme au ski, pour s’arrêter, il suffit d’appuyer fort sur les talons. Si tenir une roue coincée entre les pieds peut sembler anti-naturel au possible, le constructeur promet un apprentissage rapide, en une heure en moyenne, avec sangles ou roulettes latérales, comme pour les vélos d’enfants, pour les plus inquiets. Son autonomie de 15 kilomètres en fait un moyen de transport purement citadin. Si vous étiez à la recherche d'un conseil d'achat d'un vélo électrique, le Solowheel est peut-être la solution. Son prix de 1900 euros le place dans le haut de gamme des vélos électriques, pour une roue de moins, mais des sensations en plus, et un bonus « frime » d’enfer. Sauf en cas de chute !

Solowheel, 1900 euros, une heure de charge, 15 kilomètres d'autonomie, 20 km/heure, importé en France par Ultramobility

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Etudiant à l'Institut du journalisme Bordeaux Aquitaine féru de politique. Il est convaincu que l'actualité économique est tout sauf ennuyeuse.