La contrefaçon coûte 26 milliards d’euros au luxe européen

Par Olivier Sancerre Modifié le 22 juillet 2015 à 7h21
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9,7%La contrefaçon représente 9,7% des ventes de vêtements, de chaussures et d'accessoires.

La contrefaçon est un fléau qui représente un manque à gagner considérable, d’après les derniers chiffres de l’OHMI, l’Office pour l'harmonisation dans le marché intérieur.

Dans son dernier rapport, l’OHMI tire la sonnette d’alarme. La contrefaçon met en danger des pans entiers de l’industrie européenne, tout particulièrement le secteur de l’habillement : les entreprises qui font commerce de vêtements, de chaussures et d’accessoires sont tout particulièrement visées.

Grandes maisons

C’est d’autant plus grave que ce secteur d’activité est particulièrement important et renommé sur le vieux continent, notamment en Italie, au Royaume-Uni et… en France, bien évidemment. L’Europe compte ainsi « les plus grandes maisons au monde » dans ce domaine, comme chacun sait. Et les contrefacteurs sont parfaitement au courant du poids de cette industrie, puisque c’est celle-ci qu’ils visent en particulier.

Les chiffres donnent en effet le vertige. L’étude a calculé que l’industrie perdait 26,3 milliards d’euros de recettes annuelles « du fait de la présence de vêtements, chaussures et accessoires de contrefaçon sur le marché de l’Union européenne ». Ces contrefaçons compte pour près de 10% (9,7% exactement) des ventes de produits dans ce secteur au sein des États membres en Europe.

Emplois

Parmi les pays les plus touchés par la contrefaçon, on trouve en premier lieu l’Italie avec 4,5 milliards d’euros, suivie par l’Espagne avec 4,1 milliards, puis le Royaume-Uni (3,6 milliards), l’Allemagne et la France avec chacune 3,5 milliards d’euros de manque à gagner. De l’argent et des volumes qui ne servent pas à alimenter les caisses des entreprises européennes.

L’OHMI estime ainsi que les ventes manquées à cause de cette activité de l’ombre représentent rien moins que 362 623 postes. Autant d’emplois en moins alors que certains des pays les plus touchés (Italie, Espagne, France) connaissent toujours d’importants taux de chômage…

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.