Courses : 58% des Français déclarent être à 10 euros près

Par Paul Laurent Modifié le 15 juin 2022 à 17h24
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89%89% des consommateurs continuent de visiter les grands formats hypermarchés et supermarchés.

Selon le baromètre In-Store Media, près de six Français sur dix estiment ne pas pouvoir dépasser de plus de 10 euros leur budget prévu pour faire les courses.

Près de 9 Français sur 10 s’adaptent au cas par cas

En mai 2022, la hausse des prix à la consommation a été de 5,2% sur un an selon l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee). Les Français doivent faire face à ce fort contexte inflationniste pour faire leurs courses en supermarché. Selon le baromètre In-Store Media, réalisé auprès de 2.000 personnes par Ipsos, six Français sur dix estiment être à 10 euros près pour leurs achats. Ainsi, si un consommateur avait prévu 30 euros pour ses courses, le prix total de ses achats ne pourra pas excéder 40 euros.

87% des personnes interrogées par Ipsos déclarent agir au cas par cas lorsqu’ils décident d’acheter un produit non-prévu sur la liste de course. Pour un peu moins de deux tiers des Français (62%), ce qui va pousser les consommateurs à acheter un produit non marqué sur la liste de course, ce sont les promotions. 44% des Français en revanche renoncent aux achats plaisir.

Les magasins de proximité désertés

Pour ne pas devoir trop changer leurs habitudes alimentaires, les Français décident de sacrifier une partie de leurs dépenses. Pour 54% d’entre eux, ce sont les achats de produits high-tech qui sont sacrifiés. 56% des Français estiment devoir acheter moins de vêtements alors que 60% ont décidé de réduire leurs dépenses pour les produits culturels et les sorties. Selon le baromètre In-Store Media, la proportion de Français pouvant succomber à un achat pour tester une nouveauté est de 33%, soit 4 points de moins qu’en 2021.

« Entre l’énergie et les produits de grande consommation, la hausse des prix est ressentie par près de 9 consommateurs français sur 10, dont la moitié l’estime très importante », détaille l’étude. En outre, « la fréquentation des commerces locaux (magasins de proximité, commerces de bouche, marchés municipaux) et bio baisse, là où 89% des consommateurs continuent de visiter les grands formats hypermarchés et supermarchés », continue-t-elle.