L’assureur mondial AIG définitivement sauvé

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Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 11 septembre 2012 à 5h04

Souvenez-vous. C'était il y a presque cinq ans. Autant dire que c'était il y a un siècle, une éternité. Le 15 septembre 2008, la banque d'investissement Lehman Brothers fait faillite. Son action à la Bourse de New York ne vaut plus que 13 cents, contre près de 86 dollars un an plus tôt.

L'effondrement des marchés financiers qui s'ensuit emporte dans la tourmente un peu tout, dont en particulier les banques et les assureurs, par leurs actionnariats croisés. Très vite, le premier asssureur mondial, AIG, envoie un SOS : il lui manque près de 200 milliards de dollars là, tout de suite, pour continuer à pouvoir faire son métier. AIG n'est pas n'importe quel assureur. S'il n'est que peu connu du grand public, c'est en revanche un des poids lours de la réassurance. La moitié des avions et des cargos du monde sont assurés directement ou indirectement par AIG. Sa faillite signifierait l'arrêt brutal du commerce international, et une autre crise, totalement inédite.

Cette histoire touche à sa fin, car AIG est manifestement sauvé. Nationalisé en catastrophe par le gouvernement américain, AIG appartient fin 2008 à 92 % au contribuable. Or, hier, le Trésor américain a mis sur le marché près de 30 % du capital de l'assureur. C'est la cinquième fois depuis sa prise de contrôle de l'assureur, mais c'est surtout le passage de la majorité de contrôle, 53 %, à 23 % qui n'est même pas la minorité de blocage. L'ordre de vente prévoit même la vente de titre de quelques milliards de titres supplémentaires permettant au Trésor américain de passer sous la barre des 15 %.

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

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