Quand c’est la crise, on se soigne moins bien

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Par Jean-Baptiste Giraud Publié le 28 septembre 2012 à 5h00

Cela peut paraître évident, mais encore fallait-il le mesurer précisement. C'est le travail réalisé par Europ Assistance et le Cercle Santé qui ont commandé une étude internationale à l'institut CSA, qui sera présentée dans la journée. Curieusement, l'étude fait apparaître que ce sont les Allemands qui ont le plus modifié leur comportement quant à leur santé cette année. 30 % des Allemands ont déclaré avoir reporté des soins cette année contre seulement 15 % l'an dernier ! La crise gagnerait t-elle de manière invisible le coeur de l'Allemagne ? On parle de plus en plus des millions de travailleurs, mais pauvres, outre-Rhin, ce qui expliquerait sans doute cela.

Les Français ne sont pas loin non plus dans cette étude. 27 % reportent à plus tard des soins urgents, faute de moyens pour financer la part non remboursée. Ils étaient 29 % l'an dernier, et 23 l'année d'avant. Quand près d'un tiers de la population reporte à plus tard des soins, mécaniquement, ce report ne pouvant être éternel pour tous, il peut y avoir substitution de ceux qui répondent positiviement à l'enquête d'une année sur l'autre. Un mal soigné chasse l'autre... Ce comportement se retrouve aussi aux Etats-Unis, où 21 % des personnes interrogées temporisent une dépense de santé, mais curieusement, seuls 9 % des Britanniques le font.. où le disent. On sait les Anglais très pudiques sur toutes les questions de santé.

Dans les faits, les soins qui sont le plus souvent remis à plus tard sont d'abonrd évidemment les achats ou changements de paires de lunettes (1 personne sur 5), suivis des soins dentaires (1 personne sur 10).

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).