Des entreprises françaises très généreuses pour leurs actionnaires

Par Olivier Sancerre Modifié le 24 août 2021 à 8h06
Dividendes Entreprises France 2
417,7 MILLIARDSLes entreprises ont versé 471,7 milliards de dollars de dividendes durant le deuxième trimestre.

C'est peut-être le meilleur signe que l'économie mondiale est bel et bien repartie : les dividendes versés aux actionnaires ne sont pas loin d'avoir retrouvé leur niveau d'avant la crise sanitaire.

Les entreprises françaises sont toujours aussi généreuses envers leurs actionnaires. Ainsi, elles leur ont versé 39,8 milliards de dollars au deuxième trimestre, ce qui place l'Hexagone en deuxième position, derrière les États-Unis (127,8 milliards), mais devant le Japon (37,8 milliards), l'Allemagne (33,9 milliards) et le Royaume-Uni (27,2 milliards). Le cabinet de gestion d'actifs Janus Henderson a rendu son verdict trimestriel : les dividendes ont atteint un total de 471,7 milliards de dollars entre avril et fin juin, un chiffre qui progresse de 26,3% par rapport au deuxième trimestre 2020.

Des dividendes pas si loin de leur niveau d'avant la crise

Le niveau des dividendes est encore un cran en-deçà de celui d'avant la crise sanitaire (-6,8% par rapport au deuxième trimestre 2019). Mais pour le gestionnaire d'actifs, la reprise mondiale des dividendes s'est véritablement amorcée au cours du deuxième trimestre 2021. 84% des entreprises ont maintenu ou augmenté le niveau de dividendes par rapport à la même période 2020. Et les sociétés françaises n'ont pas manqué de générosité, trois d'entre elles se plaçant dans le top 20 : Sanofi 5e, Axa 9e et le Crédit Agricole 19e. C'est Samsung qui prend la première place devant Nestlé, qui l'a occupé durant 5 des 6 derniers deuxièmes trimestres.

La France en tête

Par zones géographiques, c'est l'Europe qui s'est montrée la plus généreuse en dividendes avec une hausse de 66,4%, soit 130,8 milliards de dollars. Le Royaume-Uni suit avec 60,9% (24 milliards), tandis que l'Amérique du Nord se contente d'une hausse 5%. Des disparités qui s'expliquent par « l'ampleur, le timing et la profondeur » des réductions effectuées l'an dernier, souligne Janus Henderson, qui rappelle que c'est durant le deuxième trimestre que les entreprises européennes versent le gros de leurs dividendes.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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