Pénurie de médecins : bientôt de nouvelles compétences pour les professionnels paramédicaux

Par Anton Kunin Modifié le 21 octobre 2022 à 3h56
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6 millions6 millions de Français vivent dans des déserts médicaux.

Le Comité de Liaison des institutions ordinales (CLIO) vient de rendre ses propositions au ministre de la Santé, François Braun, concernant l’élargissement des compétences des professionnels paramédicaux (infirmiers, kinésithérapeutes et pharmaciens) exerçant dans les déserts médicaux.

Une prise en charge de premier recours bientôt assurée par des professionnels paramédicaux

Pour ces Français qui habitent dans un désert médical, le gouvernement pense avoir trouvé une solution : en l’absence de médecin, en premier recours, ils seront pris en charge par un infirmier, un kinésithérapeute ou… un pharmacien. En fonction de l'état du patient et du fait qu'il ait été diagnostiqué auparavant ou pas, il sera soit pris en charge par ce professionnel paramédical directement, soit redirigé vers un médecin libéral, quel que soit son éloignement géographique, ou le service d’urgences d’un hôpital.

Telle est, en deux mots, la proposition commune faite par les différents ordres de professionnels de santé (l’Ordre des médecins, l’Ordre des infirmiers, l’Ordre des chirurgiens-dentistes, l’Ordre des pharmaciens, l’Ordre des sages-femmes, l’Ordre des masseurs-Kinésithérapeutes et l’Ordre des pédicures podologues) en réponse à la demande du ministre de la Santé, François Braun, d’élaborer un schéma de coopération entre ces différents professionnels exerçant dans des déserts médicaux.

Les professionnels médicaux pourront renouveler les ordonnances et même prescrire certains médicaments

Le premier fil rouge de ces propositions est la recherche d’un médecin traitant pour chaque patient qui n’en aurait pas (en priorité pour les patients en affection de longue durée et les patients vulnérables). Cette tâche incombera au professionnel paramédical auquel le patient s’adressera en premier recours. Le second fil rouge est le recours systématique à l’Espace numérique de santé, afin de partager les données de santé du patient entre les différents acteurs, souvent éloignés géographiquement l’un de l’autre.

Ces propositions ont enfin pour objectif de « sous-traiter » les tâches simples (renouvellement d’ordonnance, prescription de certains médicaments) aux professionnels paramédicaux, afin de libérer du « temps médical » aux médecins, ce qui leur permettra à leur tour de recevoir davantage de patients pour des problèmes de santé vraiment compliqués.

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