Le diesel aussi cher que l’essence dans cinq ans ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 12 octobre 2016 à 18h49
Diesel Mission Parlementaire 1
120Le rapport de la mission parlementaire compte 120 propositions.

Le diesel n'est plus en odeur de sainteté depuis quelques années, au vu de sa nocivité et de son impact sur l'environnement. Et cela ne s'est pas arrangé après la révélation du « dieselgate », où l'on a appris que Volkswagen truquait ses moteurs pour mieux passer les tests anti-pollution.

Peu après le dévoilement de ce scandale, une mission parlementaire a été formée afin de réduire l'utilisation du diesel sur les routes françaises. La rapporteure Delphine Batho, ancienne ministre de l'Écologie, a dévoilé ce mercredi 12 octobre les quelques 120 propositions contenues dans le rapport. L'objectif est clair : en terminer avec les avantages fiscaux attachés à ce carburant dans les cinq ans.

Un pacte écologique

La mission préconise ainsi un « pacte écologique » qui lierait les constructeurs automobiles à l'État. Il s'agit en particulier de renforcer la taxe carbone sur le diesel, et de graver dans le marbre le rapprochement de la fiscalité entre le gazole et l'essence. Le mouvement a été enclenché par le gouvernement dans la loi de finances 2017.

Des contrôles drastiques pour les constructeurs

Mais il s'agit aussi et surtout de peser au niveau supérieur, c'est à dire à l'échelon européen, pour que soit élaborée une norme Euro7 unique qui comprendrait « tous les paramètres de pollution ». Elle autoriserait des contrôles « drastiques » et « aléatoires » auxquels les constructeurs ne pourraient échapper. Cette refonte du cadre réglementaire européen ne se fera pas du jour au lendemain, et en ce début de campagne électorale, il n'est pas certain que le gouvernement s'en empare.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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