Dieselgate : Volkswagen voudrait le solder à l’amiable

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 3 janvier 2020 à 12h33
Volkswagen Bmw Daimler Cartel 2
89,45 MILLIARDS $La capitalisation de Volkswagen début 2020 était de 89,45 milliards de dollars.

Début 2020, voilà qu’on reparle d’une affaire qui a marqué la décennie 2010 par son impact sur l’industrie automobile et sur le leader de ce secteur, l’allemand Volkswagen. Cette fois, c’est un des volets « consommateur » qui se joue outre-Rhin, le constructeur étant visé par une action de classe de la part de la fédération des associations de consommateurs VZBZ.

Un début de discussions pour une solution sans procès

VZBZ et Volkswagen auraient, selon les informations données par les deux parties, entamé des discussions qui s’annoncent longues mais qui pourrait, si elles aboutissent, permettre au constructeur de réduire les frais. Dans le cadre de l’affaire du Dieselgate, 440.000 propriétaires de Volkswagen en Allemagne attendent réparation.

Les discussions, à un stade préliminaire, devraient être compliquées, mais on ne connaît pas le détail, notamment la demande de l’association de consommateurs. Les deux parties ont convenu de garder la teneur des pourparlers secrète, au moins jusqu’à la fin. VZBZ part toutefois en position de force : Volkswagen a plaidé coupable de malversations auprès de nombreux tribunaux dans le monde… et le groupe n’aurait aucun intérêt de s’attirer les foudres de ses potentiels clients dans son propre pays.

Encore des milliards à payer pour Volkswagen

L’affaire, qui avait éclaté entre 2014 et 2015, a déjà coûté très cher à Volkswagen. Le groupe a avoué avoir modifié les logiciels de gestion des fumées pour passer les tests anti-pollution alors que, dans la réalité, les émissions de ses voitures étaient bien au-delà des normes. D’autres scandales, dans l’industrie, ont suivi mais celui-ci a été le plus marquant ayant même entraîné une modification des paramètres de test.

Le scandale a, en outre, durement touché l'entreprise et son image : une perte de plus de 50% de sa valeur en Bourse dans les mois qui ont suivi (et dont elle ne s’est pas encore remise complètement) et plus de 30 milliards d’euros de dommages et amendes.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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