EDF va être obligé de recalculer 375 millions de factures !

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Par Jean-Baptiste Giraud Publié le 25 octobre 2012 à 5h32

Ils sont taquins au Conseil d'Etat. Ceux qui nous lisent et y travaillent ont même le sourire aux lèvres, je le vois ! En considérant que les tarifs de l'électricité adoptés en 2009 par un arrêté ministériel étaient illégaux, les conseillers d'Etat ont sans doute sortis leurs calculettes et évalué le manque à gagner probable de l'opération pour EDF : 18 millions d'euros, soit une broutille à l'échelle des 65,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires du groupe en 2011.

Oui mais voilà, ça, c'est le manque à gagner. Mais recalculer 375 millions de factures, ç'est du boulot, et ça risque de coûter un peu de sous aussi, même si ce sont les ordinateurs qui feront le gros de la tâche. Pourquoi 400 millions de factures ? Le Conseil d'Etat a estimé que la période courant de août 2009 à août 2010, les tarifs d'EDF n'étaient pas justifiés, annulant la nouvelle tarification sur cette période, principalement sur certaines catégories de tarifs bleus, essentiellement pour les professionnels et les collectivités. Mis au final, comme ce sont tous les tarifs de tous les clients qui sont remis en cause, on parle bien de 28 millions de clients individuels et 3,4 millions de clients pros, dont les factures sont à reprendre sur 12 mois, soit 376,8 millions.

En théorie, personne ne devrait payer plus cher du fait de ce recalcul. Au mieux, certains clients peuvent espérer grapiller 30 euros sur un an. Reste que pour mémoire, un rapport de la Cour des Comptes prévoit une hausse de 30 % des tarifs de l'électricité dans les cinq à dix prochaines années, maximum...

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).