En cas d’arrêt des importations de gaz russe, comment s’en sortirait l’Union européenne ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 8 avril 2022 à 15h42
Gaz Russe Importations Europe 1
40%40% du gaz consommé dans l'Union européenne provient de Russie.

Le sujet est sur la table des États membres de l'Union européenne : l'arrêt des importations du gaz russe. À l'heure actuelle, ce n'est pas encore le cas, mais que se passera-t-il le jour où cela arrivera ?

Pas question de se passer du gaz russe pour le moment. L'Allemagne en particulier, très dépendante de cette énergie, s'y oppose. Mais les exactions de l'armée russe en Ukraine, à l'image du massacre de Boutcha, pourraient forcer la main des Européens qui ont déjà décidé de se passer du charbon russe. Pour le gaz, c'est plus compliqué : 40% du gaz utilisé dans l'Union provient en effet de Russie. Pour le président du conseil d'administration d'Engie, Jean-Pierre Clamadieu, « si les importations de gaz russe cessaient, nous serions probablement capables d'en remplacer à peu près la moitié ».

Réduction de la consommation

Au micro de Radio Classique, le dirigeant prévient cependant : « à très court terme, [la fin des importations du gaz russe] devrait être compensé par une réduction des consommations, particulièrement dans les milieux industriels ». En fait, l'essentiel de l'effort sera porté par le secteur industriel, a-t-il répété alors que les entreprises du secteur représentent 25% de la consommation de gaz. Et cela aura nécessairement un impact sur l'économie européenne. Néanmoins, pas tout de suite, « pas dans les prochains mois mais lors de l'hiver prochain ».

Les entreprises, premières touchées

L'heure est en effet à la reconstitution des stocks. « Il n'y aura pas d'impact dans l'immédiat. Nous arrivons dans la saison d'été en matière gazière, c'est-à-dire celle dans laquelle on reçoit plus de gaz qu'on en consomme et donc on le stocke », indique Jean-Pierre Clamadieu. L'enjeu actuellement et pour les prochains mois, c'est de faire le plein de gaz afin de pouvoir passer sans encombre le prochain hiver et, peut-être, faire face à un arrêt des importations russes.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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