Énergie : pour limiter la casse sociale, le retour du chômage partiel pris en charge à 100% ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 29 novembre 2022 à 9h13
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4Duralex va fermer son four pendant quatre mois.

Les entreprises continuent de faire face à la hausse vertigineuse des prix de l'énergie. Certaines d'entre elles vont devoir réduire leurs activités : pour soutenir les salariés, Laurent Berger propose de remettre en place le chômage partiel pris en charge à 100%.

Tout comme les Français, les entreprises subissent elles aussi la flambée des prix de l'énergie. Mais contrairement aux ménages qui bénéficient du bouclier tarifaire qui limite la hausse des factures, les entreprises ne bénéficient pas d'un dispositif aussi généreux. Et cela a des conséquences pour plusieurs d'entre elles. C'est le cas chez Duralex, qui a annoncé la suspension provisoire de son four pendant quatre mois, à partir du mois de novembre. La célèbre verrerie va devoir mettre ses salariés au chômage partiel pendant cette période d'arrêt du travail qui va permettre à l'entreprise de réaliser des économies.

Réduction d'activité chez Duralex et Lidl

Autre secteur d'activité, même problème. L'enseigne Lidl s'est dit prête à réduire l'amplitude horaire de ses magasins. Ils pourraient ouvrir plus tard et fermer plus tôt, toujours dans l'objectif de faire des économies sur les factures d'énergie. Actuellement, un magasin Lidl paie 5.000 euros par mois pour son électricité. En 2023, ce chiffre pourrait être multiplié par… trois ! C'est l'ensemble de la grande distribution qui décidera de ce « couvre feu » énergétique. Le secteur demande au gouvernement un système de tarifs réglementés d'urgence pour limiter la casse économique et sociale.

Accompagner les salariés et les entreprises

Pour Laurent Berger, « il va falloir réactiver les dispositifs d'accompagnement des travailleurs ». Le secrétaire général de la CFDT prend l'exemple du chômage partiel pris en charge à 100% car les travailleurs ne sont responsables « en rien » de la situation. Il ajoute : « Il faudra des dispositifs de soutien de la part de l'État, de l'Unedic qui finance une partie du chômage partiel ». Et toute la filière, « y compris les sous-traitants », devra être prise en compte. Le chômage partiel à 100% avait mis en place durant la crise sanitaire, pour soutenir les salariés et les entreprises obligées de fermer leurs portes.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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