Aide aux aidants : prendre en compte leurs vrais besoins pour mieux les protéger

Cropped Favicon Economi Matin.jpg
Par Edouard Bidou Modifié le 20 octobre 2012 à 7h20

Aider un proche dépendant est souvent vécu comme un témoignage naturel d’affection et un devoir.

C’est aussi un changement majeur, qui peut être générateur de stress et d’angoisse vis-à-vis de l’avenir. Il est difficile pour l’aidant de trouver des informations, de coordonner les aides et de réorganiser sa propre vie autour de sa nouvelle situation d’aidant. L’abnégation de l’aidant va progressivement faire peser sur lui un fardeau de plus en plus lourd.

En tant que proche, il prend son rôle à cœur et cherche assurer lui-même la plupart des tâches, quitte a en faire trop par rapport à ses capacités. Cet état de fait va générer un stress important, qui peut se manifester de plusieurs manières.

Un stress organisationnel peut se déclarer, provoqué par la difficulté à gérer le cumul des rôles : obligations professionnelles, familiales, et nouveau rôle d’aidant.

Un sentiment de culpabilité peut naître, lorsqu’il faut s’absenter et donc déléguer la prise en charge de son proche. Devenir aidant, c’est donc un grand bouleversement dans la vie de la personne, qui rappelle ce qu’on dénomme dans le monde professionnel les "risques psycho-sociaux".

Ainsi, l’aidant prend le risque de s’épuiser, la fatigue physique s’ajoutant à la fatigue psychologique. A ce risque s’ajoute celui de l’isolement social.

Protéger l’aidant, c’est lui proposer un accompagnement dynamique et personnalisé, le guider dans son parcours pour mieux prévenir les dégradations de sa santé mentale et physique, et réagir rapidement le cas échéant.

Cropped Favicon Economi Matin.jpg

Edouard Bidou est docteur en médecine et Directeur de l’Innovation et du Développement du Groupe Prévoir depuis décembre 2007.

Laisser un commentaire

* Champs requis