Il est temps pour les particuliers de déconfiner leur l’épargne

Altaprofits Stellane Cohen Rvt4986 Hervé Thouroude 06 10 2022
Par Stellane Cohen Publié le 11 janvier 2021 à 14h11
Investir Epargne Francais Pme
0,5%Le Livret A et le LDDS ont un taux de rémunération de 0,5%.

Le taux d’épargne des ménages Français aura atteint jusqu’à 20,30 % sur l’ensemble de l’année 2020 ; l’INSEE confirme du jamais vu depuis plus de 40 ans ! En effet, c’est quelques 90 milliards d’euros qui ont été épargnés rien que sur les 9 premiers mois de l’année 2020 et les raisons de cet engouement pour l’épargne sont bien connues : la Covid-19 a dopé l’épargne de précaution tandis que les confinements successifs ont limité quant à eux les possibilités de dépenses.

L’épargne a été massivement positionné sur les dépôts à vue ou sur des livrets observe la Banque de France qui illustre son propos : le livret A a connu une collecte nette du double de celle observée en 2019 tandis que l’assurance vie, premier placement en France avec une encours de 1753 milliards d’euros, a vu ses encours baisser.

Un manque à gagner important et un peu plus d’argent perdu chaque jour…

Les livrets que ce soit le livret A, les LDD (Livret de Développement Durable) ou encore les Livrets Jeunes sont réglementés par l’Etat qui définit le taux de rémunération de ces derniers. Depuis le 1er février 2020, le taux du livret A est passé à 0.50 % alors qu’il était à 0,75 % depuis le 1er août 2015. Compte tenu de l’inflation actuelle (0,20 % selon INSEE), les épargnants qui possèdent un livret A perdent chaque jour de l’argent et ne protègent pas leurs économies de l’érosion du temps !

Les Français y sont-ils indifférents ?

Certes, une épargne de précaution est indispensable. Il faut avoir « un bas de laine », c’est-à-dire quelques liquidités placées sur un compte bancaire ou un livret pour parer à des dépenses imprévues ; s’il n’existe pas de « bon » montant, la réserve de liquidité se veut être synonyme de tranquillité : trois-quatre mois de salaire mais… pas plus !
Le reste correspond au patrimoine à valoriser quel que soit l’objectif du particulier ou du foyer : financer les études des enfants, préparer sa retraite, valoriser un capital, acheter une résidence principale ou un bien immobilier, ...

Des marchés volatils, des taux de rendement de fonds en euros bas, surtout des opportunités à ne pas laisser passer !
Les taux de rendement 2020 des fonds en euros sont en baisse compte tenu notamment des taux d’intérêt extrêmement bas et cela va continuer. Les professionnels, ne conseillent plus aux épargnants d’investir l’intégralité de leur capital dans les fonds en euros ; ces derniers ne répondent plus à la construction et à la protection d’un capital sur le long terme notamment à cause de l’érosion monétaire. Pour optimiser leurs placements, les épargnants dorénavant doivent se tourner vers des unités de compte (immobilières, actions, fonds thématiques, …).
La diversité de l’offre en unités de compte permet à chaque épargnant de trouver la solution d’investissement qui correspond le mieux à son profil, ses attentes et son horizon de placement.

Bien se connaître et définir ses projets pour bien investir !

Cette étape réalisée, pour saisir des opportunités de marché, il est recommandé en gestion libre de se faire accompagner.
Après un effondrement des Bourses mondiales en février-mars 2020 - plus brutal que celui de 2008 – engendré par la mise à l’arrêt des économies au premier confinement et la chute du baril de pétrole, les marchés actions ont remonté progressivement sous les effets des politiques de relance des Etats et des banques centrales avec une accélération à l’annonce de la découverte d’un vaccin. Il peut être opportun pour l’épargnant, pour atteindre des objectifs financiers de long terme, de se positionner sur les marchés actions qui présentent une attractivité forte avec des rendements moyens estimés à
9,10 % sur 10 ans ou encore 13,70 % sur 40 ans (source : Institut de l’épargne immobilière et foncière, 2018). Un bon moyen de saisir des opportunités et de loger ses actions dans un PEA (Plan Épargne Action), un compte titre ou encore un contrat d’assurance vie libellé en unités de compte.
Rappelons également une règle simple comme celle de diversifier ses actifs tant de manière sectorielle que géographique. Enfin, ci-après quelques pistes porteuses en ce début d’année : les fonds thématiques comme la biotech, les technologies, les énergies renouvelables, les infrastructures, ….
Pour la gestion de son épargne, l’épargnant aujourd’hui a tout intérêt à se faire aider par un professionnel, aux services réglementés, répondant au « devoir de conseil », qui l’accompagnera pour valoriser son capital suivant son profil investisseur préalablement défini, qui choisira pour lui les supports d’investissement en fonction de son objectif, de son horizon de placement.
L’épargnant a également la possibilité de déléguer la gestion de son portefeuille financier à un professionnel de la gestion financière ; c’est le principe de la Gestion Pilotée ou Gestion sous mandat proposée dans le cadre d’un contrat d’assurance vie. En veille constante sur les marchés financiers, ce spécialiste saura saisir les opportunités !
Enfin, si toutefois, l’épargnant est moins enclin aux actions de grandes capitalisations boursières, il peut envisager de diversifier ses avoirs, en investissant dans des petites et moyennes entreprises ; il contribuera ainsi en même temps à la relance de l’économie réelle !

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