En Espagne, l’inversion de la courbe du chômage, c’est maintenant

Par Olivier Sancerre Modifié le 5 août 2015 à 7h04
Shutterstock 143885179
93%En Espagne, 93% des contrats de travail signés en juillet sont temporaires.

Alors qu’en France, la décrue du chômage reste encore un doux rêve, de l’autre côté des Pyrénées l’Espagne entame sa sixième décrue consécutive du nombre de chômeurs. Le pays a connu une baisse de 75 000 demandeurs d’emploi en juillet.

L’Espagne bat quelques records avec cette performance. Avec 4,05 millions de chômeurs, le pays atteint un plus bas depuis septembre 2010. Le taux de chômage, qui n’est plus officiellement communiqué par le ministère du Travail, s’est établi à 22,4% fin juin, soit là aussi un plus bas en trois ans.

Décrue

Il est évidemment hardi de se réjouir de voir près d’un quart de la population d’un pays sans travail. Néanmoins, la tendance à la décrue est lourde et bien installée au pays puisque le mois de juillet a enregistré une baisse deux fois plus importante qu’au même mois de l’an dernier, ainsi que le double de la moyenne de ces huit dernières années.

Certes, l’activité est saisonnière : l’activité touristique bat son plein depuis début juillet et les commerçants ont besoin de bras. Ils embauchent à tour de bras des employés temporaires — 93% des créations d’emploi en juillet sont liées à l’activité estivale.

Reprise

Toutefois, ces chiffres confirment la reprise économique qui souffle en Espagne. Et le gouvernement de Mariano Rajoy compte bien en profiter lors des élections législatives qui auront lieu en novembre : il prévoit ainsi un chômage à 21,1% d’ici la fin de l’année, et de moins de 20% en 2016.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.