Fermeture de lignes ferroviaires régionales, une conséquence directe des prix de l’énergie

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Par Benoit Vrignaud Modifié le 29 novembre 2022 à 9h13
Sncf Hausse Trains Mai 1
800 MILLIONS €800 millions d'euros, une facture énergétique additionnelle pour garder les TER en fonctionnement à la charge des régions

Risque de fermeture de lignes ferroviaires régionales, c’est ce à quoi s’exposent les régions si l’Etat refuse un soutien financier.

Des fermetures comme seule solution à la crise énergétique

Fermer des lignes régionales apparait comme l’unique réponse possible face au refus du gouvernement d’apporter un soutient financier. Dénoncé par le président de la région Grand Est, Jean Rottner, le système de financement des rames est « impossible à assumer ».

En effet Les régions ont à leur charge la hausse du prix de l’électricité nécéssaire au fonctionnement des transports publics dans leurs régions. La menace de fermeture, dernier recours face à la dépense prévue, est donc bien réelle notamment pour les trains de type TER. Le budget nécéssaire à la continuité du service de ces petites rames pèse dans un contexte d’envolée des prix.

Des dépenses trop élevées pour les régions

Calculée par Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF, l’énergie entrainerait en 2023 une dépense additionnelle de 1.6 milliard d’euros. 50% de cette note serait due à la circulation des trains régionaux. Alors que les paiements à la compagnie ferroviaire avaient été interrompus en raison d’une déception quant au service assuré, la région Grand Est va reprendre le versement des subventions à la SNCF. A titre d’exemple elle lui verse 450 millions par an uniquement pour les TER.

Excédé par le poids budgétaire de ce surcout, auquel vont s’ajouter les charges applicables dès 2024, à savoir les 8% de droit de péage supplémentaire, Jean Rottner ne veut pas laisser la région accepter la situation. « Là, on dit stop, on ne peut pas ». Pas d’aide prévue en raison d’une obligation contractuelle des régions, mais celle-ci pourraient tout simplement répondre par des fermetures, ce qui une fois de plus, desserviraient principalement les usagers de ces petites lignes de France périphérique.

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