La fin de l'abondance, ça veut dire quoi pour vous ?

2,5 %
Le gouvernement prévoit une croissance à 2,5% en France en 2022.

C’est le retour du JT du Grenier et cette semaine je vous propose de réfléchir à la fin de l’abondance, dans quoi elle s’inscrit et ce qu’elle peut potentiellement impliquer pour chacun de nous dans notre vie quotidienne.

La fin de l’abondance est un processus plus ou moins rapide qui va nous faire rentrer dans une période étrange entre pénurie et inflation, hausse des prix et indisponibilité plus ou moins durables des biens que nous tenions pour acquis en grande quantité.

Nous nous adapterons progressivement et collectivement mais nous pouvons également gagner du temps à titre individuel en prenant quelques raccourcis et en intégrant dans nos habitudes les manques prévisibles que cette fin de l’abondance implique.

Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de cette fin de l’abondance et que nous devons choisir au contraire ce que nous voulons faire volontairement décroître (une consommation à outrance et vide de sens) et ce que nous voulons faire croître (l’amour, les connaissances, les savoirs, l’agriculture, le durable etc…). La fin de l’abondance doit être une sobriété heureuse et pas une anxiété consumériste.

Vaste débat, dans un contexte de pénuries et de hausses de prix déstabilisant pour la majorité des gens largement impréparés aux nouvelles réalités.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.