Sa fortune sous-évaluée par Forbes, un prince saoudien décide de rompre avec le magazine

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Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 5 mars 2013 à 16h06

Huit milliards de plus, ou huit milliards de moins...

Quoi qu'il en soit, le prince Al-Walid ben Talal, saoudien de son état civil et possesseur à 95 % d'un des plus gros investisseurs mondiaux, Kingdom Holding, n'a pas supporté de voir sa fortune écorchée de 8 milliards de dollars par le magazine américain Forbes.

Ainsi, dans son classement 2013 publié lundi 4 mars dernier (lire ici), Forbes a évalué la fortune du prince à 20 milliards de dollars, faisant de lui le 26ème homme le plus riche de la planète. Une information contestée par Kingdom Holding, qui en profite au passage pour faire remarquer que les journalistes du magazine ne savent toujours pas compter après six ans de collaboration avec l'investisseur. Un comptage qui se fait bien entendu sur la base des avoirs du prince listée à la Bourse saoudienne.

S'insurgeant contre le fait que Forbes ait pu prendre en compte des rumeurs déclarant que la manipulation des données de la Bourse saoudienne était un "sport national", le prince saoudien a donc tout simplement fait savoir via un communiqué de presse qu'il avait décidé de "cesser la collaboration avec le magazine".

La holding rectifie le tir en précisant que la fortune du prince Al-Walid n'est pas de 20 milliards, mais bien 28 milliards de dollars, comme le précise au passage Bloomberg Billionaires, un autre média établissant un classement des grands fortunés de ce monde. Un média pour lequel la holding continue bien évidemment d'accorder "toute sa confiance" !

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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