Lakshmi Mittal : l’homme de fer d’Arcelor

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Par JOL Press Publié le 1 octobre 2012 à 9h53

Le PDG indien du numéro un mondial de la sidérurgie, ArcelorMittal, a été reçu à l'Élysée jeudi 27 septembre pour évoquer le sujet de la fermeture des deux hauts-fourneaux de Florange (Moselle). Le gouvernement craint qu’ArcelorMittal ne les ferme tout en refusant de les céder à un repreneur, ou à des conditions telles que pas un sidérurgiste ne serait candidat. Retour sur le parcours de ce PDG qui tient le destin de 2 500 salariés et nombreux sous-traitants entre ses mains…

Les salariés de l'aciérie ArcelorMittal sont inquiets pour l'avenir des deux hauts-fourneaux de Florange (Moselle), dont l'arrêt définitif pourrait être annoncé lundi 1er octobre par la direction. L’avenir de ces 2500 salariés dépend d’un homme, Lakshmi Mittal, PDG indien du numéro un mondial de la sidérurgie ArcelorMittal.

L’homme fort de l’acier dans le monde Lakshmi Narayan Mittal est né en Inde au Rajasthan, le 15 juin 1950. Diplômé de l’école de commerce de Calcutta en 1969 (Bachelor of Commerce degree, St. Xavier’s College in Calcutta), il débute sa carrière chez Ispat Industries, une aciérie dont son père est associé. Son père travaille en effet dans l’acier, dans cette aciérie qu’il a lui-même lancée à Calcutta. Une entreprise qui connait une belle croissance.

Fort de son expérience, il part en Indonésie en 1976 pour créer sa propre usine. De là va commencer sa véritable ascension : Lakshmi Mittal se spécialise dans le rachat d'entreprises sidérurgiques en état de quasi faillite. Il multiplie ainsi ses acquisitions en achetant un réseau de producteurs en acier dans d'anciens pays communistes, comprenant le Kazakhstan, la Roumanie et l'Ukraine.

En quelques décennies, Lakshmi Mittal devient la sixième plus grosse fortune au monde, selon le classement Forbes 2011. Ses biens sont estimés à plus de 45 milliards de dollars. Mais comment ce jeune entrepreneur est-il devenu le numéro un de l’acier dans le monde ?

Son objectif : rentrer en concurrence avec les aciéries ultramodernes d’Europe et des États-Unis. Et tous les coups sont permis. En 1988, par exemple, lorsqu’il rachète une aciérie à Chicago qui deviendra Ispat Inland, il n’hésite pas à verser moins de pensions aux conjoints des salariés décédés, afin de faire des économies.

Marine Tertrais

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