G7 : un nouveau programme d’infrastructures pour contrer la Chine

Par Olivier Sancerre Modifié le 14 juin 2021 à 9h30
G7 Routes Soie Chine 1
100Le G7 veut faire en sorte que le monde puisse réagir à une nouvelle maladie en moins de 100 jours.

Le G7 veut montrer son unité face aux tentations hégémoniques de la Chine dans les pays émergents. Un nouveau programme massif de développement a été discuté par le club réuni en Angleterre.

Les « Nouvelles routes de la soie » chinoises montrent l'ambition de Pékin qui multiplie les financements de projets dans les pays émergents. Ce faisant, la Chine gagne en influence partout dans le monde. Le G7, qui a gagné en Joe Biden un partisan du multilatéralisme, entend contrer les tentations chinoises avec un nouveau programme baptisé « Reconstruire le monde en mieux ». Il s'agit d'aider les pays émergents à financer des projets en lien avec le climat, la santé, le numérique ainsi que la lutte contre les inégalités. Ces investissements dans les infrastructures pourraient représenter des centaines de milliards de dollars : le secteur privé est appelé à soutenir cet effort en investissant à son tour dans ces projets.

Tentations hégémoniques chinoises

Les États-Unis expliquent qu'il ne s'agit pas de choisir entre eux et la Chine : « il s'agit de proposer une autre vision et une autre approche », a expliqué un haut responsable américain. Le G7, réuni tout le week-end à Cardis Bay, dans le sud-ouest de l'Angleterre, et ses alliés se sont retrouvés sur ce projet. Mais ce n'était pas le seul sujet de discussion. Le club des démocraties libérales a également couché sur le papier une déclaration visant à s'engager à empêcher une nouvelle pandémie mondiale. Des engagements ont été pris pour réduire le délai du développement des outils de diagnostics, des vaccins et des traitements.

Éviter une nouvelle pandémie

L'objectif est ambitieux : faire en sorte que le monde puisse réagir à une nouvelle maladie en moins de 100 jours. Cela passera aussi par une réforme de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), très critiquée non seulement par les États-Unis mais aussi par la Chine. Reste que Pékin, qui n'a pas été invité à participer au G7, voit tout cela d'un mauvais œil : la Chine a même qualifié la réunion de « clique » à la solde de Washington…

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

Aucun commentaire à «G7 : un nouveau programme d’infrastructures pour contrer la Chine»

Laisser un commentaire

* Champs requis