Bruxelles autorise une partie de l’aide d’Etat à PSA Peugeot Citroën

Photo Jean Baptiste Giraud
Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 12 février 2013 à 6h27

1, 2 milliard d'euros. C'est le montant de la garantie que l'Etat français est autorisé par la Commission Européenne à apporter à PSA Finance, la filiale de crédit de Peugeot Citroën. Essentielle à la survie du groupe quand on sait qu'une voiture neuve sur trois, et sur les petits modèles, une sur deux, est achetée à crédit, avec un crédit proposé par le concessionnaire.

1,2 milliard, ce n'est pas la totalité de la garantie espérée par Peugeot et promise par l'Etat, à savoir 7 milliards, mais cela permet à Peugeot de se financer sur les marchés dans les prochains mois, la garantie de l'Etat rassurant les préteurs. La Commission Européenne a publié un communiqué justifiant sa décision, considérant que "l'octroi de cette garantie était nécessaire pour assurer l'accès de la Banque PSA Finance au marché et éviter tout effet de contagion au système bancaire français qui affecterait le coût de financement des banques".

La garantie de l'Etat a un coût pour Peugeot, qui va devoir payer des intérêts pour en bénéficier. Si la totalité de la garantie est apportée à Peugeot, elle pourrait rapporter 500 millions d'euros au budget de l'Etat... si Peugeot Citroën sort du gouffre. C'est pour cette raison que la Commission Européenne a autorisé une première tranche d'aide au constructeur automobile, afin de ne pas créer de distorsion de concurrence avec les autres constructeurs européens par l'afflux massif de capitaux. Peugeot Citroën doit se restructurer, c'est une évidence, mais doit le faire avec ses propres moyens. Suffiront-ils à passer le cap ?

Photo Jean Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).