Rachat de Motorola : Google entre sur le marché des portables

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Par Elisabeth Guedel Modifié le 23 mai 2012 à 5h07

Eco Digest du 23 mai 2012 (2) – Il aura fallu 9 mois pour boucler le dossier, mais c’est fait. Google vient de signer définitivement le rachat du fabricant de téléphones portables Motorola Mobility pour 12,5 milliards de dollars (près de 10 milliards d’euros). Il s’agit de la plus grosse acquisition du groupe internet en ses 13 ans d’existence. L’intention de rachat avait été annoncé l’été dernier mais les discussions traînaient en longueur et il manquait les dernières autorisations des autorités de la concurrence américaines, européennes et chinoises. Tout est en règle, Google va donc pouvoir entamer sa révolution. Le moteur de recherche, jusqu’ici cantonné aux programmes informatiques, entre ainsi sur le marché de la téléphonie mobile. Il récupère également 17.000 brevets, ce qui va lui permettre de rattraper son retard sur Microsoft ou Apple. La direction de la nouvelle entité est confiée à un poids lourd maison, Dennis Woodside, jusqu’ici le patron Amérique de Google. Autant dire un habitué des marchés très compétitifs. L'expérience va lui servir, car il en rachetant Motorola, Google va devoir affronter la contre-offensive des autres fabricants de smartphones utilisant son système d’exploitation Android.

- Les dirigeants de Google, et tous ceux qui transforment notre quotidien, ne manqueront pas de saluer la mémoire d’Eugene Polley, l’homme qui a changé la vie des téléspectateurs en inventant la télécommande de télévision. C’était en 1955 et l’invention s’appelait la Flash-Matic. Eugène Polley vient de décéder à Chicago, il avait 96 ans. Certains disent qu’il a fini de zapper...

- La débâcle de l’introduction en bourse de Facebook reste abondamment commentée. L’action a perdu 9 % hier à la bourse new-yorkaise, finissant à 31 dollars (24,5 euros), soit 7 dollars (5,5 euros) de moins que son prix d’entrée sur le Nasdaq. La SEC, le gendarme américain des marchés financiers, cherche à comprendre pourquoi, les banques chargées de l’opération sont très critiquées, et la presse américaine scrute jour après jour l’état des finances du fondateur de Facebook. Le Wall Street Journal a même créé un traceur en temps réel (Mark Zuckerberg Wealth-o-Meter), donnant la valeur de ses 503,6 millions actions, en fonction du cours en bourse. En 4 jours, Mark Zuckerberg a donc perdu 3,5 milliards de dollars (2,8 milliards d'euros). Qu’on se rassure, il lui reste encore près de 16 milliards de dollars (12,6 milliards d'euros).

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