Grande distribution : les consommateurs français réduisent leurs achats

Par Olivier Sancerre Modifié le 1 juin 2022 à 15h34
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68%68% des produits vendus dans les grandes surfaces subissent une baisse de leurs ventes.

Les consommateurs français sont de plus en plus regardants sur leurs tickets de caisse dans la grande distribution, au vu de l'inflation galopante. Certains produits en font les frais.

Alors que l'inflation ne cesse d'augmenter (plus de 5% au mois de mai !), les consommateurs français arbitrent et font des choix pour préserver leur pouvoir d'achat. Selon NielsenIQ, certains produits sont beaucoup moins populaires : c'est le cas pour les épices, herbes et poivres dont les volumes ventes se sont réduits de 12,4% au mois de mai. Idem pour le chocolat en tablette (-10,3%) ou des pâtes (-9,3%), pourtant un produit de très grande consommation. C'est aussi un des produits qui subit la plus forte hausse de ses prix. Les consommateurs sélectionnent désormais avec soin les produits de leurs paniers de course, en particulier les foyers modestes qui sont obligés de faire des choix.

Des produits beaucoup moins populaires

Ces derniers sacrifient ainsi le rayon poissonnerie, avec des ventes en recul de 16%, les alcools et bières (-15%) et les jus de fruits (-10%). Globalement, toujours au mois de mai, les volumes de ventes dans la grande distribution ont baissé de 2,4%. 68% des produits dans les grandes surfaces subissent une contraction des ventes. Il faut dire que chez certaines d'entre elles, les hausses des prix sont significatives : +15,5% au rayon viandes, +15% pour les pâtes, +8% pour l'huile, +6% pour les œufs…

Pouvoir d'achat en berne

Difficile de se passer de tels produits, mais c'est le pouvoir d'achat qui part en fumée face à de telles augmentations. Le baromètre de NielsenIQ indique également que pour 8 Français sur 10, les dépenses sont regardées de très près. 4 consommateurs du 10 se disent « fragilisés » par ces hausses dans les grandes surfaces. Jusqu'à présent, c'était surtout les prix de l'énergie et de l'essence qui pesaient sur le pouvoir d'achat.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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