Grèves : la SNCF s’excuse, les syndicats s’indignent

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 27 juin 2014 à 13h42

Pour s’excuser de la douzaine de jours de grève causée par les syndicats CGT-Cheminots et SUD-Rail, la SNCF a publié une vidéo dans laquelle l’entreprise affirme "regretter" le mouvement social et les conséquences que ce dernier a pu avoir sur le quotidien des usagers. Une "propagande" pour les syndicats qui s’insurgent.

Les responsables de la grève ne semblent pas apprécier que la SNCF s’excuse pour le désagrément qu’ils ont causé aux voyageurs pendant une grosse dizaine de jours.

"Y'en a marre" : le message d'excuse de la SNCF au sujet des grèves

Dans un message vidéo, la SNCF a en effet pris le parti de s’excuser après la longue grève de juin qui a bloqué une partie du pays pendant une douzaine de jours. "Y’en a marre ! Ces mots, ce sont les vôtres… nous avons tout mis en oeuvre pour vous rendre ces moments les moins pénibles possibles. Cela n’a pas toujours suffi. Nous le regrettons." Voici en substance, le message adressé par la compagnie ferroviaire à ses usagers.

La "propagande SNCF" pour SUD-Rail et CGT-Cheminots

Un message qui n’a semble-t-il pas plu aux responsables du mouvement social. A savoir SUD-Rail et CGT-Cheminots. Les deux syndicats ont même dénoncé une "propagande SNCF". Dans son communiqué, SUD-Rail explique en retour que "oui y’en a marre, mais pas seulement 10 jours par an" , reprenant à son compte le message de son employeur.

Une grève qui aurait coûté à la France 0,2 point de PIB

La vidéo a également fait réagir le PCF, le Parti communiste français qui a dénoncé l’"hypocrisie" de la SNCF, et une "insupportable provocation". Rappelons que la grève, qui a duré 12 jours, voire 14 jours dans certaines gares, pourrait avoir coûté à la France 0,1 voire 0,2 point de PIB avec un manque à gagner de 400 millions d’euros quotidiens selon certaines estimations.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense.